Accueil particuliers / Famille - Scolarité / Disparition et enlèvement de personnes / Enlèvement parental ou soustraction d’enfant

Enlèvement parental ou soustraction d’enfant

Il y a enlèvement parental, également appelé «soustraction d'enfant» , lorsqu'un enfant est emmené ou retenu par l'un de ses parents en méconnaissance des droits de l'autre parent. Vous souhaitez savoir comment prévenir un enlèvement parental, quelles démarches effectuer ou comment obtenir le retour de votre enfant ? Des mesures peuvent être prises rapidement selon la situation. Nous vous présentons les informations à connaître.

Qu’est-ce qu’un enlèvement parental ?

Il y a enlèvement parental dans chacune des situations suivantes :

Cette situation peut concerner un enfant dont la résidence est fixée chez l'un des parents, un enfant en résidence alternée ou un enfant faisant l'objet d'un droit de visite et d'hébergement.

Un enlèvement parental peut exister même lorsque les deux parents exercent l'autorité parentale.

Le fait d'être le père ou la mère de l'enfant ne permet pas de décider seul de son lieu de résidence ou de l'emmener sans respecter les droits de l'autre parent.

Quelle est la différence entre enlèvement parental et non-représentation d’enfant ?

L'enlèvement parental est différent de la non-représentation d'enfant.

La non-représentation d’enfant correspond au refus ponctuel ou répété de remettre l’enfant à l’autre parent, alors qu’une décision judiciaire l’impose. Par exemple, un parent refuse de ramener l’enfant après un week-end de visite ou de respecter une résidence alternée fixée par le juge.

L’enlèvement parental désigne des situations plus graves. Il s’agit, par exemple, d’un déménagement sans informer l’autre parent et sans communiquer la nouvelle adresse, d’un départ à l’étranger sans autorisation ou encore du retrait de l’enfant à l’école ou chez ses grands-parents sans en avoir le droit.

Ces comportements sont sanctionnés même si l’enfant est volontaire pour suivre le parent ou même si aucune décision judiciaire sur la garde n’a encore été rendue. L’enfant concerné doit toutefois être légalement celui du couple. Il doit avoir été reconnu ou adopté par les 2 parents. Par exemple, un père biologique qui n’a pas reconnu l’enfant ne peut pas invoquer un enlèvement familial.

Quelles démarches effectuer en cas d’enlèvement parental ?

Lorsqu'un enlèvement parental est constaté, il est recommandé d'agir rapidement.

Les actions à entreprendre dépendent principalement du lieu où se trouve l'enfant et des informations disponibles :

Enfant localisé en France

Si le lieu où se trouve l'enfant est connu, la situation peut être signalée rapidement à la police ou à la gendarmerie. Le signalement permet d'alerter les forces de l'ordre sur la situation et de leur transmettre les informations utiles pour rechercher l'enfant.

Une plainte peut également être déposée lorsque les faits constituent une infraction . Le dépôt de plainte permet de porter officiellement les faits à la connaissance de la justice.

Le juge aux affaires familiales peut également être saisi pour demander des mesures concernant la résidence de l'enfant ou l'exercice de l'autorité parentale.

Si le lieu où se trouve l'enfant est inconnu, une plainte peut être déposée immédiatement auprès de la police ou de la gendarmerie. Il est important de communiquer aux autorités toutes les informations permettant de rechercher l'enfant, notamment :

Enfant emmené à l’étranger

Lorsque l'enfant a quitté la France, les démarches à effectuer dépendent notamment du pays dans lequel il se trouve.

Il est recommandé de contacter le Bureau de la protection des mineurs et de la famille du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Il peut vous informer sur les démarches à effectuer et vous orienter vers les autorités compétentes.

L'ambassade ou le consulat de France dans le pays où se trouve l'enfant peut également être contacté. Il peut notamment aider à localiser l'enfant et à établir un contact avec les autorités locales.

L'ambassade du pays concerné en France peut également être sollicitée pour obtenir des informations sur les démarches à effectuer dans ce pays.

Il est important de signaler rapidement la situation. Les démarches engagées rapidement peuvent faciliter la recherche de l'enfant et la mise en œuvre des procédures permettant d'organiser son retour en France.

Bureau de la protection des mineurs et de la famille

Ambassade ou consulat français à l'étranger

Pour permettre aux autorités d'agir rapidement, il est utile de fournir tout document permettant d'établir l'identité de l'enfant et vos liens avec lui.

Selon la situation, il peut notamment s'agir :

Ces documents peuvent faciliter les recherches et les démarches destinées à obtenir le retour de l'enfant.

Quelles mesures peuvent être prises pour obtenir le retour de l'enfant après un enlèvement parental ?

Le retour de l'enfant peut résulter d'un accord entre les parents ou d'une décision prise par les autorités compétentes.

Après votre signalement ou votre dépôt de plainte, différentes mesures peuvent être mises en œuvre pour retrouver l'enfant et permettre son retour. Ces mesures peuvent notamment viser à localiser l'enfant, à faire respecter une décision relative à sa résidence ou aux droits de visite et d'hébergement, ou à organiser son retour auprès du parent auprès duquel il doit résider.

Lorsque l'enfant se trouve en France, le juge aux affaires familiales peut être saisi pour fixer ou modifier sa résidence et prendre les mesures nécessaires à son retour.

Lorsque l'enfant se trouve à l'étranger, des mécanismes de coopération entre États peuvent permettre d'organiser son retour dans le pays où il résidait habituellement avant son déplacement.

Chaque situation est examinée en tenant compte de l'intérêt de l'enfant et des circonstances particulières de l'affaire.

Faut-il présenter une décision de justice lors d’un signalement ou d’une plainte pour enlèvement parental ?

Une décision de justice n'est pas nécessaire pour signaler un enlèvement parental aux autorités ou déposer plainte.

Toutefois, lorsqu'une décision fixe la résidence de l'enfant ou organise les droits de visite et d'hébergement, elle permet de déterminer plus facilement si les droits de l'autre parent ont été méconnus.

Quelles sont les sanctions en cas d’enlèvement parental ?

L'enlèvement parental constitue une infraction pénale.

Lorsqu'un parent soustrait un enfant mineur à la personne qui exerce l'autorité parentale, à la personne à laquelle l'enfant a été confié ou à celle chez qui il réside habituellement, il risque une peine pouvant aller jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende .

Les sanctions sont plus sévères dans les situations suivantes :

Dans ces situations, la peine peut atteindre 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende .

Au-delà des sanctions pénales, le juge aux affaires familiales peut également tenir compte de ces faits lorsqu'il statue sur l'exercice de l'autorité parentale, la résidence de l'enfant ou les droits de visite et d'hébergement.

Direction de l'information légale et administrative

19/08/2026

Questions / réponses

Autorité parentale : un parent séparé peut-il déménager librement ? Un parent peut-il avoir un droit de visite sans exercer l'autorité parentale ?

Préparer votre démarche à l'aide de formulaires

Demande au juge aux affaires familiales (autorité parentale, droit de visite, pension alimentaire...)

A voir aussi :

Droit de visite et d'hébergement en cas de séparation des parents Retrait de l'autorité parentale Disparition d'enfants Conflit parental sur la sortie du territoire d'un enfant mineur

Définitons

Infraction : InfractionActe interdit par la loi et passible de sanctions pénales

Pour en savoir plus

Médiation familiale : mode de règlement des conflits Médiation familiale internationale Enlèvements internationaux d'enfants et droits de visite transfrontières Enlèvement d'un enfant par un parent dans un autre pays européen

Références

Code pénal : articles 227-5 à 227-11 Code de procédure civile : articles 1210-4 à 1210-12 Code civil : articles 378 à 381 Code de procédure civile : articles 1202 à 1210 Code des procédures civiles d'exécution : articles L131-1 à L131-4