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Limitations de liberté du mineur avant le prononcé d’une sanction pénale

La liberté d’un mineur peut-elle être limitée avant qu’il soit sanctionné ? Oui, plusieurs mesures limitent la liberté du mineur : le contrôle judiciaire, l’assignation à résidence et la détention provisoire. Ces mesures sont ordonnées lors d’une audience au cours de laquelle les représentants légaux du mineur sont convoqués. Les conditions dans lesquelles elles sont mises en place et exécutées dépendent de l’âge du mineur. Nous vous présentons les informations à connaître.

13 à 16 ans

La liberté du mineur peut-elle être limitée par un contrôle judiciaire ?

À certaines conditions, un juge peut décider de limiter la liberté d’un mineur en lui ordonnant de respecter les obligations et interdictions d’un contrôle judiciaire .

Pour quels motifs le mineur peut être placé sous contrôle judiciaire ?

Un mineur peut être placé sous contrôle judiciaire dans 4 hypothèses :

Le contrôle judiciaire n’est pas une peine. Il s’agit d’une mesure provisoire qui permet de restreindre la liberté du mineur faisant l’objet de poursuites. Cette mesure a pour but d’empêcher le mineur de commettre une nouvelle infraction .

Il peut également être ordonné pour permettre le bon déroulement de l'enquête et de l’instruction , éviter les pressions sur d’autres personnes , protéger le mineur délinquant et pour garantir sa présence devant le juge .

Comment est décidé le placement sous contrôle judiciaire ?

Le mineur peut être placé sous contrôle judiciaire par 4 juges différents en fonction de la situation :

Le placement sous contrôle judiciaire peut être décidé uniquement après un débat contradictoire . Au cours de ce débat, le juge entend le procureur de la République, le mineur, son avocat, ses représentants légaux et le service qui suit le mineur.

S’il décide de placer le mineur sous contrôle judiciaire, le juge l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposées. Il lui indique également les conséquences en cas de non-respect de ces mesures.

Le mineur (représenté par son avocat) ou l’un de ses représentants légaux peuvent faire appel de la décision de placement sous contrôle judiciaire.

L’appel doit être effectué dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision.

De manière générale, cette contestation doit être transmise à la chambre spéciale des mineurs dont dépend le juge qui a rendu la décision. Si le contrôle judiciaire est prononcé lors d’une instruction , elle doit être communiquée à la chambre de l’instruction .

Cour d'appel

À quelles mesures est soumis le mineur placé sous contrôle judiciaire ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions à l’égard du mineur délinquant. Parmi elles :

Si le mineur ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposées, le juge peut décider de modifier ou d’annuler son contrôle judiciaire.

S’il y met fin, le juge de la liberté et de la détention peut prononcer une détention provisoire à certaines conditions.

À savoir

Ces obligations et interdictions mesures peuvent également être modifiées à la demande du mineur (représenté par son avocat), de ses représentants légaux ou de la personne qui en a la garde.

Combien de temps dure le contrôle judiciaire du mineur ?

La durée classique du contrôle judiciaire varie en fonction de la situation dans laquelle il a été ordonné. Dans certaines circonstances, il peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique du contrôle judiciaire du mineur

Le contrôle judiciaire peut durer :

Fin du contrôle judiciaire du mineur avant la date prévue

Le juge des enfants ou le juge d’instruction (dans le cadre d’une instruction ) peuvent mettre fin au contrôle judiciaire avant la date initialement prévue.

Le juge compétent peut décider d’arrêter le contrôle judiciaire à la demande du mineur (assisté de son avocat ), de ses représentants légaux ou de la personne qui en a la garde (exemple : un membre de sa famille).

La demande doit être faite par requête transmise au greffe du juge des enfants ou du juge d’instruction (si une instruction est ouverte).

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

À noter

Le juge peut également mettre fin au contrôle judiciaire de lui-même ou sur demande du procureur de la République.

La liberté du mineur peut-elle être limitée par une assignation à résidence sous surveillance électronique ?

Depuis le 25 juin 2025, un juge peut limiter la liberté d’un mineur âgé de 13 à 16 ans en l’obligeant à rester son domicile (ou à celui de ses représentants légaux ), sous bracelet électronique. Cette assignation à résidence est soumise à certaines conditions. Elle est valable pour un temps limité. Il s’agit alors d’une assignation à résidence sous surveillance électronique.

Pour quels motifs le mineur peut-il être assigné à résidence avec surveillance électronique ?

Un mineur de 13 à 16 ans peut être obligé à rester dans un lieu déterminé en portant un bracelet électronique dans 2 hypothèses :

Comment est décidée l’assignation à résidence avec surveillance électronique d’un mineur ?

Le mineur délinquant peut être assigné à résidence par 4 juges différents en fonction de la situation :

L’assignation à résidence du mineur peut uniquement intervenir après un débat contradictoire .

Au cours de ce débat, le juge entend le procureur de la République s’il est présent, le mineur, son avocat et ses représentants légaux (ou le service auquel le mineur est confié).

Sa décision se fonde également sur l’avis de la protection judiciaire de la jeunesse.

À noter

Dans certaines circonstances, la présence du procureur de la République n’est pas obligatoire.

S’il décide d’assigner le mineur à résidence sous surveillance électronique, le juge lui précise le lieu d’assignation, les jours et les horaires auxquels il doit rester dans ce lieu et les motifs pour lesquels il a le droit de s’absenter.

Par ailleurs, il l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposées. Enfin, il lui indique que le bracelet électronique peut être installé uniquement avec son accord. Toutefois, s’il refuse cette installation, cela peut donner lieu à l’annulation de l’ ARSE et à son placement en détention provisoire.

À savoir

Pour que l’assignation à résidence du mineur soit fixée au domicile de ses représentants légaux , ils doivent avoir donné leur accord.

Le mineur (représenté par son avocat) ou ses représentants légaux peuvent faire appel de la décision du juge.

L’appel doit être effectué dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision.

La contestation doit être transmise à la chambre spéciale des mineurs dont dépend le juge qui a rendu la décision. Si l’ARSE a été décidée durant l’instruction, l’appel est formulé devant la chambre de l’instruction.

Cour d'appel

À quelles obligations est soumis le mineur assigné à résidence ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions à l’égard du mineur délinquant. Parmi elles :

À savoir

Le juge peut prononcer plusieurs mesures. Il peut les modifier ou y mettre fin de lui-même, sur demande du mineur, de ses représentants légaux, du service qui le suit ou du procureur de la République.

Si le mineur ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposées, le juge peut décider de modifier ou de mettre fin à l’assignation à résidence.

Le mineur peut-il être privé de liberté en raison d’une détention provisoire ?

De manière exceptionnelle , le mineur peut être temporairement privé de liberté (emprisonné) avant d’être condamné. Il s’agit d’une détention provisoire . Cette mesure doit intervenir lorsque le contrôle judiciaire et l’assignation à résidence avec surveillance électronique ne sont pas suffisantes.

Pour quels motifs le mineur peut-il être placé en détention provisoire ?

La détention provisoire peut être prononcée à l’égard d’un mineur soupçonné d’avoir commis un crime .

Lorsque le mineur est poursuivi pour un délit , cette mesure peut être ordonnée si les 2 conditions suivantes sont réunies :

Attention

La violation du placement doit être grave, répétée ou être accompagnée d’un manquement à d’autres obligations et interdictions du contrôle judiciaire.

Cette mesure est décidée si elle est l’unique moyen d’éviter la commission d’une nouvelle infraction , de permettre le bon déroulement de l’enquête ou de l’instruction , d’empêcher des pressions sur d’autres personnes (victimes, témoins, etc.), de protéger le mineur délinquant ou de garantir sa présence devant le juge.

Comment se passe le placement en détention provisoire du mineur ?

Le mineur peut être placé en détention provisoire au cours d’une instruction . Par ailleurs, le placement en détention provisoire peut être décidé si le contrôle judiciaire ou l’ ARSE a été révoqué .

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le procureur de la République , le mineur, son avocat et ses représentants légaux lors d’un débat contradictoire . Il se fonde également sur l’avis rendu par la protection judiciaire de la jeunesse.

Sa décision doit être argumentée.

Lorsque le juge ordonne la détention provisoire, le mineur est emprisonné dans un établissement spécial pour mineurs.

Le mineur peut contester la décision de placement en détention provisoire devant la chambre spéciale des mineurs, dans un délai de 10 jours.

Cour d'appel

Combien de temps peut durer la détention provisoire du mineur ?

La durée classique de la détention provisoire varie en fonction de la situation dans laquelle elle a été ordonnée. Dans certaines circonstances, elle peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique de la détention provisoire du mineur

Si le mineur est placé en détention provisoire avant l'audience sur le prononcé d’une sanction , sa durée est limitée à 1 mois .

Dans le cadre d'une instruction , la durée du placement en détention provisoire varie selon le type d’infraction que le mineur est soupçonné avoir commis (un crime ou un délit ).

Crime

Pendant l’instruction, la durée de la détention provisoire du mineur est de 6 mois renouvelable une fois pour la même durée (soit 12 mois au total).

Après le renvoi de l’affaire devant la juridiction compétente (exemple : tribunal pour enfants), la détention provisoire peut être maintenue pendant 6 mois maximum.

Délit

Pendant l’instruction, la durée de la détention provisoire est de :

Après le renvoi de l’affaire devant la juridiction compétente (exemple : juge des enfants), la détention provisoire peut être maintenue pendant 3 mois maximum.

Demande de mise en liberté faite par le mineur

À tout moment avant l’audience sur le prononcé de la culpabilité (ou avant l’audience unique ), le mineur (ou son avocat) peut demander à être libéré.

La demande écrite doit être adressée au greffe du juge de la liberté et de la détention (JLD) du lieu dans lequel l’affaire doit être jugé.

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

Le JLD a 5 jours pour rendre sa décision. Passé ce délai, le mineur peut faire une demande auprès de la chambre spéciale des mineurs.

Cour d'appel

La limitation de liberté du mineur peut-elle être accompagnée d’une mesure éducative judiciaire provisoire ?

Le contrôle judiciaire ou l’ ARSE peut être cumulé avec une mesure éducative judiciaire provisoire (MEJP) . Dans le cadre d’une détention provisoire, la mise en place de cette mesure est obligatoire .

La MEJP peut être prononcée à tous les stades de la procédure.

À savoir

La MEJP peut être décidée alors même que que le suspect est devenu majeur au jour de l’audience. Cependant, elle doit prendre fin lorsqu’il a atteint ses 21 ans.

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le mineur, son avocat et ses représentants légaux (sauf s’ils ne se présentent pas à l’audience alors qu’ils ont été convoqués).

À la fin de l’audience, le juge explique le contenu de la MEJP au mineur et à ses représentants légaux.

Effectivement, le mineur peut être obligé de suivre un ou plusieurs modules (exemple : module de réparation) et de se plier aux obligations et interdictions fixées par le juge (par exemple, l’interdiction de paraître dans le lieu où l’infraction a été commise, pour une durée maximale d’1 an).

Le juge des enfants (ou le juge d’instruction si une instruction est ouverte) assure le suivi de la MEJP. À tout moment, il peut en modifier le contenu ou y mettre fin.

La MEJP n’est pas limitée dans le temps. Toutefois, de manière générale, elle est exercée jusqu'au jugement du mineur soit sur la culpabilité si elle a été ordonnée lors du défèrement , soit sur la sanction si elle a été ordonnée pendant la période de mise à l'épreuve éducative .

Attention

Dans le cadre d’une instruction , la MEJP est prononcée pour une durée d’1 an renouvelable.

16 à 18 ans

Le mineur peut-il voir sa liberté limitée par un contrôle judiciaire ?

À certaines conditions, un juge peut décider de limiter la liberté d’un mineur en lui ordonnant de respecter les obligations et interdictions d’un contrôle judiciaire .

Pour quels motifs le mineur peut-il être placé sous contrôle judiciaire ?

Un mineur peut être placé sous contrôle judiciaire s’il encourt une peine d’emprisonnement ou une peine de réclusion criminelle .

Le contrôle judiciaire n’est pas une peine. Il s’agit d’une mesure provisoire qui permet de restreindre la liberté du mineur faisant l’objet de poursuites. Cette mesure a pour but d’empêcher le mineur de commettre une nouvelle infraction .

Il peut également être ordonné pour permettre le bon déroulement de l'enquête et de l’instruction , éviter les pressions sur d’autres personnes , protéger le mineur délinquant et pour garantir sa présence devant le juge .

Le contrôle judiciaire a pour but d’empêcher le mineur de commettre une nouvelle infraction . Il peut également être ordonné pour permettre le bon déroulement de l'enquête et de l’instruction , éviter les pressions sur d’autres personnes , protéger le mineur délinquant et pour garantir sa présence devant le juge .

Comment est décidé le placement sous contrôle judiciaire du mineur ?

Le mineur peut être placé sous contrôle judiciaire par 4 juges différents en fonction de la situation :

Le placement sous contrôle judiciaire peut intervenir après un débat contradictoire au cours duquel le juge entend le mineur et son avocat.

Il sollicite également les observations écrites du procureur de la République (qui n’est pas forcément présent lors de l’audience).

À savoir

Les représentants légaux du mineur doivent obligatoirement être convoqués à l’audience. S’ils le souhaitent, ils peuvent faire des observations.

S’il décide de placer le mineur sous contrôle judiciaire, le juge l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposées. Il lui indique également les conséquences en cas de non-respect de ces mesures.

Le mineur (représenté par son avocat) ou l’un de ses représentants légaux peuvent faire appel de la décision de placement sous contrôle judiciaire.

L’appel doit être effectué dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision.

De manière générale, cette contestation doit être transmise à la chambre spéciale des mineurs dont dépend le juge qui a rendu la décision. Si le contrôle judiciaire est prononcé lors d’une instruction , elle doit être communiquée à la chambre de l’instruction .

Cour d'appel

Quelles sont les obligations du mineur dans le cadre d’un contrôle judiciaire ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions à l’égard du mineur délinquant. Parmi elles :

Si le mineur ne respecte pas les mesures qui lui ont été imposées, le juge chargé de le suivre peut modifier ou révoquer le contrôle judiciaire.

En cas de révocation, il peut prononcer une détention provisoire à certaines conditions.

À savoir

Ces obligations et interdictions mesures peuvent également être modifiées à la demande du mineur (représenté par son avocat), de ses représentants légaux ou de la personne qui en a la garde.

Combien de temps dure le contrôle judiciaire du mineur ?

La durée classique du contrôle judiciaire varie en fonction de la situation dans laquelle il a ordonné. Dans certaines circonstances, il peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique du contrôle judiciaire du mineur

Le contrôle judiciaire peut durer :

Fin du contrôle judiciaire du mineur avant la date prévue

Le juge des enfants ou le juge d’instruction (dans le cadre d’une instruction ) peuvent mettre fin au contrôle judiciaire avant la date initialement prévue.

Le juge compétent peut décider d’arrêter le contrôle judiciaire à la demande du mineur (assisté de son avocat ), de ses représentants légaux ou de la personne qui en a la garde (exemple : un membre de sa famille).

La demande doit être faite par requête transmise au greffe du juge des enfants ou du juge d’instruction (si une instruction est ouverte).

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

À noter

Le juge peut également mettre fin au contrôle judiciaire de lui-même ou sur demande du procureur de la République.

La liberté du mineur peut-elle être limitée par une assignation à résidence ?

Un juge peut limiter la liberté d’un mineur âgé de 16 à 18 ans en l’obligeant à rester à son domicile (ou à celui de ses représentants légaux ), sous bracelet électronique. Cette assignation à résidence est soumise à certaines conditions. Elle est valable pour un temps limité. Il s’agit alors d’une assignation à résidence sous surveillance électronique .

À quelles conditions un mineur peut-il être assigné à résidence ?

Un mineur peut être obligé à rester dans un lieu déterminé en portant un bracelet électronique lorsqu’il risque une peine de prison supérieure ou égale à 3 ans.

Comment est décidée l’assignation à résidence d’un mineur ?

Le mineur délinquant peut être assigné à résidence par 4 juges différents en fonction de la situation :

L’assignation à résidence du mineur peut uniquement intervenir après un débat contradictoire .

Au cours de ce débat, le juge entend le procureur de la République s’il est présent, le mineur, son avocat et ses représentants légaux (ou le service auquel le mineur est confié).

Sa décision se fonde également sur l’avis de la protection judiciaire de la jeunesse.

À noter

Dans certaines circonstances, la présence du procureur de la République n’est pas obligatoire.

S’il décide d’assigner le mineur à résidence sous surveillance électronique, le juge lui précise le lieu d’assignation, les jours et les horaires auxquels il doit rester dans ce lieu et les motifs pour lesquels il a le droit de s’absenter.

Par ailleurs, il l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposées. Enfin, il lui indique que le bracelet électronique peut être installé uniquement avec son accord. Toutefois, s’il refuse cette installation, cela peut donner lieu à l’annulation de l’ ARSE et à son placement en détention provisoire.

À savoir

Pour que l’assignation à résidence du mineur soit fixée au domicile de ses représentants légaux , ils doivent avoir donné leur accord.

Le mineur (représenté par son avocat) ou ses représentants légaux peuvent faire appel de la décision du juge.

L’appel doit être effectué dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision.

La contestation doit être transmise à la chambre spéciale des mineurs dont dépend le juge qui a rendu la décision. Si l’ARSE a été décidée durant l’instruction, l’appel est formulé devant la chambre de l’instruction.

Cour d'appel

À quelles obligations le mineur assigné à résidence peut-il être soumis ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions à l’égard du mineur délinquant. Parmi elles :

À savoir

Le juge peut prononcer plusieurs mesures. Il peut les modifier ou y mettre fin de lui-même, sur demande du mineur, de ses représentants légaux, du service qui le suit ou du procureur de la République.

Si le mineur ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposées, le juge peut décider de modifier ou de mettre fin à l’assignation à résidence.

Combien de temps le mineur peut-il être assigné à résidence ?

La durée classique de l’assignation à résidence sous bracelet électronique varie en fonction de la situation dans laquelle elle est ordonnée. Dans certaines circonstances, elle peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique de l’assignation à résidence sous bracelet électronique du mineur

La durée de l’assignation à résidence sous bracelet électronique varie en fonction de la situation au cours de laquelle elle a été mise en place :

Fin de l’assignation à résidence du mineur avant la date prévue

L’assignation à résidence du mineur peut prendre fin sur décision du juge (notamment en cas de violation des obligations de la mesure) ou sur demande du mineur, de son avocat, de ses représentants légaux ou du procureur de la République.

Sur demande du mineur, de son avocat ou de son représentant légal

Le juge des enfants peut décider de modifier ou de mettre fin à l’ARSE sur demande du mineur, de son avocat, de ses représentants légaux, du lieu de placement ou du procureur de la République.

La demande doit être faite par écrit et transmise au greffe du juge en charge du suivi de l’ARSE.

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

En cas de violation des obligations de l’ARSE

L’assignation à résidence peut se terminer avant la date prévue initialement à 2 conditions :

Dans ce cas, le juge met fin à l’ARSE et peut placer le mineur en détention provisoire si cette mesure est indispensable.

Le mineur peut-il être privé de liberté en raison d’une détention provisoire ?

De manière exceptionnelle , le mineur peut être temporairement privé de liberté (emprisonné) avant d’être condamné. Il s’agit d’une détention provisoire . Cette mesure doit intervenir lorsque le contrôle judiciaire et l’assignation à résidence ne sont pas suffisantes.

Pour quels motifs le mineur peut-il être placé en détention provisoire ?

La détention provisoire peut être prononcée dans 3 hypothèses :

Comment se passe le placement en détention provisoire du mineur ?

Le mineur peut être placé en détention provisoire au cours d’une instruction . Par ailleurs, le placement en détention provisoire peut être décidé si le contrôle judiciaire ou l’ ARSE a été révoqué .

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le procureur de la République , le mineur, son avocat et ses représentants légaux lors d’un débat contradictoire . Il se fonde également sur l’avis rendu par la protection judiciaire de la jeunesse.

Sa décision doit être argumentée.

Lorsque le juge ordonne la détention provisoire, le mineur est emprisonné dans un établissement spécial pour mineurs.

Le mineur peut contester la décision de placement en détention provisoire devant la chambre spéciale des mineurs, dans un délai de 10 jours.

Cour d'appel

Le mineur peut être placé en détention provisoire au cours d’une instruction ou en attendant son jugement lors d’une audience unique .

Par ailleurs, le placement en détention provisoire peut être décidé si le contrôle judiciaire ou l’ ARSE a été révoqué .

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le procureur de la République , le mineur, son avocat et ses représentants légaux lors d’un débat contradictoire . Il se fonde également sur l’avis rendu par la protection judiciaire de la jeunesse.

Sa décision doit être argumentée.

Lorsque le juge ordonne la détention provisoire, le mineur est emprisonné dans un établissement spécial pour mineurs.

Le mineur peut contester la décision de placement en détention provisoire devant la chambre spéciale des mineurs, dans un délai de 10 jours.

Cour d'appel

Combien de temps peut durer la détention provisoire du mineur ?

La durée classique de la détention provisoire varie en fonction de la situation dans laquelle elle a été ordonnée. Dans certaines circonstances, elle peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique de la détention provisoire du mineur

De manière générale, la durée de la détention provisoire du mineur est limitée à 1 mois .

Dans le cadre d'une instruction , la durée du placement en détention provisoire dépend du type d’infraction pour lequel le mineur est poursuivi (un crime ou un délit ).

Crime

Pendant l’instruction, la durée de la détention provisoire du mineur est d’un an, renouvelable pour une durée de fois 6 mois (soit 2 ans au total).

À savoir

La durée totale de la détention provisoire peut être de 3 ans lorsque le mineur est mis en examen pour une infraction de terrorisme. Il en est de même s’il est soupçonné d’avoir commis une infraction en bande organisée pour laquelle il risque une peine de prison supérieure ou égale à 10 ans .

Délit

Pendant l’instruction, la durée de la détention provisoire est de :

À savoir

La durée totale de la détention provisoire peut être de 2 ans lorsque le mineur est poursuivi pour un délit de terrorisme (exemple : financement du terrorisme). Il en est de même s’il est soupçonné d’avoir commis une infraction en bande organisée pour laquelle il risque une peine d’emprisonnement égale à 10 ans .

Demande de mise en liberté faite par le mineur

À tout moment avant l’audience sur le prononcé de la culpabilité (ou avant l’audience unique ), le mineur (ou son avocat) peut demander à être libéré.

La demande écrite doit être adressée au greffe du juge de la liberté et de la détention (JLD) du lieu dans lequel l’affaire doit être jugé.

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

Le JLD a 5 jours pour rendre sa décision. Passé ce délai, le mineur peut faire une demande auprès de la chambre spéciale des mineurs.

Cour d'appel

La limitation de liberté du mineur peut-elle être accompagnée d’une mesure éducative judiciaire provisoire ?

Le contrôle judiciaire ou l’ ARSE peut être cumulé avec une mesure éducative judiciaire provisoire (MEJP) . Dans le cadre d’une détention provisoire, la mise en place de cette mesure est obligatoire .

La MEJP peut être prononcée à tous les stades de la procédure.

À savoir

La MEJP peut être décidée alors même que que le suspect est devenu majeur au jour de l’audience. Cependant, elle doit prendre fin lorsqu’il a atteint ses 21 ans.

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le mineur, son avocat et ses représentants légaux (sauf s’ils ne se présentent pas à l’audience alors qu’ils ont été convoqués).

À la fin de l’audience, le juge explique le contenu de la MEJP au mineur et à ses représentants légaux.

Effectivement, le mineur peut être obligé de suivre un ou plusieurs modules (exemple : module de réparation) et de se plier aux obligations et interdictions fixées par le juge (par exemple, l’interdiction de paraître dans le lieu où l’infraction a été commise, pour une durée maximale d’1 an).

Le juge des enfants (ou le juge d’instruction si une instruction est ouverte) assure le suivi de la MEJP. À tout moment, il peut en modifier le contenu ou y mettre fin.

La MEJP n’est pas limitée dans le temps. Toutefois, de manière générale, elle est exercée jusqu'au jugement du mineur soit sur la culpabilité si elle a été ordonnée lors du défèrement , soit sur la sanction si elle a été ordonnée pendant la période de mise à l'épreuve éducative .

Attention

Dans le cadre d’une instruction , la MEJP est prononcée pour une durée d’1 an renouvelable.

Direction de l'information légale et administrative

19/03/2026

Questions / réponses

Quel adulte peut assister un mineur délinquant lors d’une procédure pénale ? Infractions pénales : comment distinguer une contravention, un délit et un crime ?

Où s'adresser

Avocat

Maison de justice et du droit

A voir aussi :

Déroulement de la procédure contre un mineur soupçonné d’une infraction Bracelet électronique lors d'une assignation à résidence

Définitons

Représentant légal : Représentant légalPersonne désignée par la loi pour représenter et défendre les intérêts d'une autre personne. Par exemple, le père ou la mère d'un enfant mineur ou le dirigeant d'un organisme

Contrôle judiciaire : Contrôle judiciaireEnsemble d'obligations imposées à une personne mise en cause dans une procédure pénale, dans l'attente de sa comparution devant une juridiction

Délit : DélitActe interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans

Mesure judiciaire d’investigation éducative : Mesure judiciaire d’investigation éducativeÉvaluation approfondie de la personnalité et de la situation du mineur, y compris sur le plan médical

Mesure de sûreté : Mesure de sûretéMesure prise contre une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction, dans le but d’éviter qu’elle passe de nouveau à l’acte. Cette mesure peut être limitative ou privative de liberté (exemple : contrôle judiciaire, détention provisoire, etc.)

Infraction : InfractionActe interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes

Instruction : InstructionPhase de la procédure pénale durant laquelle le juge d'instruction enquête sur les faits. Il rassemble les éléments relatifs à l'existence d'une infraction, à ses éventuels auteurs et aux circonstances dans lesquelles elle a été commise.

Procureur de la République : Procureur de la RépubliqueMagistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Déferrement : DéferrementMesure de contrainte par laquelle une personne est emmenée à la fin de sa garde à vue devant le procureur de la République ou le juge d'instruction en vue de sa mise en examen

Détention provisoire : Détention provisoireEmprisonnement d'une personne mise en cause dans une affaire pénale, avant la tenue de son procès

Juge d'instruction : Juge d'instructionUn juge d'instruction est un magistrat désigné dans le cas d'affaires pénales complexes. Il est chargé de l'instruction des affaires et peut déléguer la réalisation de certains actes (perquisitions, auditions, etc.) à un officier de police judiciaire ou à un autre juge (on parle de «  commission rogatoire »). 

Information judiciaire : Information judiciaireEnquête judiciaire menée dans une affaire pénale et dirigée par un juge d'instruction

Débat contradictoire : Débat contradictoireDébat où chaque partie est en mesure d'exposer son point de vue et de discuter des preuves, faits, arguments liés à l'affaire concernée

Notification : NotificationFormalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Plateforme en ligne : Plateforme en lignePlateforme qui permet la mise en relation de plusieurs personnes en vue de la vente d'un bien, de la fourniture d'un service, de l'échange ou du partage d'un contenu

Centre éducatif fermé : Centre éducatif ferméCentre réservé aux mineurs dangereux qui font l’objet d’un contrôle judiciaire, d’un sursis probatoire ou d’une libération conditionnelle. Le mineur est sous la surveillance permanente d’adultes et doit respecter des obligations et interdictions (respect des horaires, prise de repas en commun, rangement des chambres, etc.)

Établissement de placement éducatif et de milieu ouvert : Établissement de placement éducatif et de milieu ouvertÉtablissement qui combine à la fois une fonction d’accueil et d’hébergement (placement du mineur) et une fonction éducative au sein du domicile du mineur

Bande organisée : Bande organiséeConstitue une bande organisée tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'une ou plusieurs infractions

Emprisonnement : EmprisonnementPeine de prison prononcée en cas de délit

Requête : RequêteÉcrit formalisé permettant de saisir un tribunal

Crime : CrimeInfraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)

Révocation (procédure pénale) : Révocation (procédure pénale)Décision du juge qui met fin au contrôle judiciaire, à l’assignation à résidence ou à l’assignation à résidence sous surveillance électronique et qui conduit à la détention provisoire

Réclusion criminelle : Réclusion criminellePeine de prison prononcée en cas de crime.

Abréviations

ARSE :

Assignation à résidence avec surveillance électronique

Pour en savoir plus

Les représentants légaux Justice pénale des mineurs

Références

Code de la justice pénale des mineurs : articles L12-1 à L12-6 Code de justice pénale des mineurs : articles L331-1 à L331-7 Code de la justice pénale des mineurs : articles L333-1 à L333-2 Code de la justice pénale des mineurs : articles L334-1 à L334-6 Code de justice pénale des mineurs : articles L 434-5 à L 434-9 Loi n° 2025-568 du 23 juin 2025 visant à renforcer l'autorité de la justice à l'égard des mineurs délinquants et de leurs parents Code de la justice pénale des mineurs : article L433-6 Code de justice pénale des mineurs : article D241-14