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Carte de séjour étudiant "programme de mobilité"

Si vous êtes étudiant étranger, vous pouvez effectuer une partie de vos études au sein de l'Union européenne au titre de la mobilité. Vous devez remplir certaines conditions. Elles sont différentes selon que vos études sont suivies en France ou dans un autre pays membre de l'Union Européenne. Nous faisons le point sur la réglementation.

Études en France

Qui peut demander la carte de séjour étudiant « programme de mobilité » ?

Vous pouvez demander la carte de séjour étudiant « programme de mobilité » si les 2 conditions suivantes sont réunies :

Comment demander la carte de séjour étudiant « programme de mobilité » ?

Vous devez demander votre carte de séjour au plus tôt 4 mois et au plus tard 2 mois avant la fin de validité de votre document de séjour (visa, VLS-TS ou titre).

La démarche se fait uniquement sur internet :

Demander un titre de séjour étudiant

Vous obtenez immédiatement, lors du dépôt de votre demande de titre de séjour sur internet, une attestation dématérialisée de dépôt.

Vous pouvez consulter à tout moment l'état d'avancement de votre dossier. Vous pouvez également répondre à d'éventuelles demandes de complément et prendre connaissance des décisions prises.

Il peut être nécessaire de vous rendre en préfecture pour une prise d'empreintes (si elle n'a pas déjà été effectuée).

Quels sont les documents à présenter pour demander la carte de séjour étudiant « programme de mobilité » ?

Vous devez présenter les documents suivants :

À savoir

Les actes d'état civil doivent être obligatoirement accompagnés de leur traduction en français par un traducteur interprète agréé .

La demande de carte de séjour étudiant « programme de mobilité » peut-elle être refusée ?

À la fin de l'instruction de votre dossier, vous serez dans l'une ou l'autre de ces situations  :

Votre demande est acceptée

Si votre demande est acceptée, vous êtes convoqué en préfecture pour la délivrance du titre.

La carte vous est remise par la préfecture (ou la sous-préfecture) de votre domicile.

Votre demande est refusée

Si le préfet vous a notifié le refus

La décision du préfet vous est notifiée par lettre argumentée (décision explicite). Sauf exception, ce refus peut être assorti d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) fixant le pays où vous serez renvoyé.

Vous pouvez former un recours contentieux devant le tribunal administratif (dans un délai de 48 heures, 15 jours ou 30 jours selon le type d'OQTF). Faire appel à un avocat n'est pas obligatoire.

Tribunal administratif

Absence de réponse du préfet sur votre demande

Si la préfecture n'a pas répondu dans un délai de 90 jours, il s'agit d'un refus implicite.

Vous pouvez alors former dans un délai de 2 mois à compter de ce refus  :

Tribunal administratif

Quel est le coût d'une carte de séjour étudiant « programme de mobilité » ?

Vous devez payer  75 € par timbres fiscaux .

Quelle est la durée de validité de la carte de séjour étudiant « programme de mobilité » ?

La durée de validité de la carte de séjour varie en fonction de la durée du programme de mobilité :

Le programme de mobilité ou la convention est inférieur à 2 ans

Vous recevez une carte de séjour temporaire «étudiant-programme de mobilité» valable 1 an. Elle est renouvelable.

Le programme de mobilité ou la convention est supérieur à 2 ans

Vous recevez une carte de séjour pluriannuelle «étudiant-programme de mobilité» valable pour la durée du programme ou de la convention et au minimum pour une durée de 2 ans.

La carte de séjour étudiant « programme de mobilité » permet-elle de travailler ?

La carte de séjour étudiant « programme de mobilité » autorise son titulaire à travailler maximum 60 % de la durée annuelle du travail (964 heures). L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

Études dans un autre pays membre

Si vous étudiez dans un autre pays membre de l'Union européenne, vous pouvez séjourner en France au titre de la mobilité.

Quelles sont les conditions à remplir pour séjourner en France au titre de la mobilité ?

Les conditions à remplir pour séjourner en France au titre de la mobilité sont les suivantes :

Quelles sont les démarches à faire pour séjourner en France au titre de la mobilité ?

L'établissement d'accueil en France doit notifier votre projet de mobilité au ministre chargé de l'immigration en France.

Notification du projet

La notification de mobilité peut être effectuée :

Documents à joindre au dossier

L'établissement d'accueil notifie la mobilité au moyen d'un formulaire :

Demande de mobilité en France d'un étudiant autorisé à séjourner en Europe

Il doit être accompagné des documents suivants vous concernant :

Transmission du dossier

L'établissement d'accueil transmet le formulaire et les justificatifs par voie électronique à l'adresse mail indiquée sur le formulaire.

La demande de mobilité en France peut-elle être refusée ?

Dès réception du formulaire et de l'ensemble des documents requis, le ministre chargé de l'immigration enregistre la notification . Il a alors 30 jours pour refuser la demande de mobilité.

La demande de mobilité est acceptée

Sans décision explicite de refus de la mobilité dans le délai de 30 jours, votre demande de mobilité est acceptée. Vous avez alors le droit de séjourner sur le territoire français avec votre titre de séjour délivré par le 1 er pays membre. Vous n'avez pas à demander de carte de séjour en France.

Vous pouvez venir à tout moment au cours de la période déclarée lors de la notification .

En cas de modification de la période de mobilité, l'entité d'accueil doit informer le ministre chargé de l'immigration.

L'autorisation de séjour prend fin à la date de fin de la mobilité déclarée au moment de la notification.

La mobilité est d'une durée maximale de 360 jours.

La demande de mobilité est refusée

Le ministre chargé de l'immigration a 30 jours pour refuser la demande de mobilité à partir de l'enregistrement de la notification .

Votre demande de mobilité peut être refusée pour l'un des motifs suivants :

Le ministre chargé de l'immigration informe sans délai et par écrit le 1 er pays membre et l'établissement d'accueil du refus de la mobilité.

Peut-on travailler en France durant la mobilité ?

Si votre demande de mobilité est acceptée, vous pouvez travailler maximum 60 % de la durée annuelle du travail (964 heures). L'employeur est dispensé de demander une autorisation de travail.

De quelle façon prend fin la mobilité en France ?

La mobilité peut prendre fin de 2 façons différentes.

Cas général

L'autorisation de séjour en France se termine à la date de fin de la période de mobilité déclarée au ministre chargé de l'immigration.

La durée maximale de la mobilité est de 360 jours.

Retrait de l'autorisation de mobilité

Le ministre chargé de l'immigration peut retirer l'autorisation d'exercer la mobilité pour l'un des motifs suivants :

Le ministre chargé de l'immigration informe sans délai et par écrit le 1 er pays membre et l'établissement d'accueil du retrait de l'exercice de la mobilité.

Direction de l'information légale et administrative

03/10/2024

Questions / réponses

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Définitons

Union européenne (UE) : Union européenne (UE)Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède

Polygamie : PolygamieFait d'être marié à plusieurs personnes

Notification : NotificationFormalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Étudiant étranger en mobilité : Étudiant étranger en mobilitéÉtudiant relevant d'un programme de l'Union européenne, d'un programme multilatéral comportant des mesures de mobilité dans un ou plusieurs États membres de l'Union européenne ou d'une convention entre au moins 2 établissements d'enseignement supérieur situés dans au moins 2 États membres de l'Union européenne

Décision explicite : Décision expliciteDécision clairement exprimée par écrit

Menace à l'ordre public : Menace à l'ordre publicActes lourds (trafic de stupéfiants, usurpation d'identité, aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers, travail dissimulé, escroqueries, etc.) qui rendent une personne dangereuse dans l'avenir

Références

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L412-7 à L412-10 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L422-4 à L422-7 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L436-1 à L436-13 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article R422-5 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R422-8 à R422-11 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : annexe 10 Code du travail : article R5221-1 à R5221-7 Arrêté du 1er mars 2019 relatif à la procédure de notification des projets de mobilité des étudiants