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Expulsion d'un étranger hors de France

L'expulsion est une mesure de police administrative visant à éloigner un étranger du territoire français. Elle est prononcée dans des situations très graves, liées à la protection de l' ordre public ou en cas d'atteinte à la sûreté de l’État. Elle est prise par le préfet ou par le ministre de l'intérieur. L'étranger peut être renvoyé de force dans son pays d'origine ou dans un autre pays. Quels motifs et comment se déroule la procédure d'expulsion ? Nous faisons un point sur la réglementation.

Dans quels cas un étranger peut-il être expulsé hors de France ?

Vous pouvez être expulsé hors de France si vous êtes étranger et que vous représentez une menace grave pour la sûreté de l'État ou l' ordre public . Vous pouvez être expulsé même si vous êtes en situation régulière en France.

La menace est évaluée par l'administration en fonction de votre comportement : violences, trafic de drogue, incitation au terrorisme, etc. Il n'est pas nécessaire d'avoir fait l'objet d'une condamnation pénale .

Des exceptions existent pour certaines catégories de ressortissants, qui peuvent bénéficier d'une protection.

Vos liens privés et familiaux en France ou votre état de santé, par exemple, peuvent empêcher que vous soyez expulsé. Mais vos liens privés et familiaux en France ou votre état de santé ne vous protègent pas totalement d'une expulsion. La mesure reste possible et elle est proportionnée à la menace que vous représentez.

Les motifs de votre expulsion varient en fonction de la combinaison de différents paramètres, notamment de votre durée de présence en France :

Vous êtes arrivé en France avant l'âge de 13 ans

Si vous êtes arrivé en France avant l'âge de 13 ans et y résidez habituellement , vous bénéficiez d'une protection dite «quasi absolue» . Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé dans les cas suivants :

Ou dans les cas suivants :

Vous résidez en France depuis plus de 10 ans

Les motifs de l'expulsion varient selon votre situation familiale :

Cas général

Si vous êtes présent depuis plus de 10 ans en France avec un titre de séjour valide (sauf si ce titre est une carte de séjour étudiant), vous bénéficiez d'une protection dite «relative» . Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé en cas de nécessité impérieuse pour la sûreté de l'État ou la sécurité publique ou dans l'un des cas suivants :

Vous êtes marié à un Français

Si vous résidez régulièrement en France depuis plus de 10 ans et êtes marié depuis au moins 4 ans à un Français, vous bénéficiez d'une protection dite «quasi absolue» . Votre époux doit avoir conservé la nationalité française. La communauté de vie doit toujours être effective.

Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé dans les cas suivants :

Ou dans les cas suivants :

Vous êtes marié à un étranger qui réside en France depuis l'âge de 13 ans

Si vous résidez régulièrement en France depuis plus de 10 ans et êtes marié depuis au moins 4 ans à un étranger résidant en France depuis qu'il a atteint l'âge de 13 ans, vous bénéficiez d'une protection dite «quasi absolue» . La communauté de vie doit toujours être effective.

Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé dans les cas suivants :

Ou dans les cas suivants :

Vous êtes parent d'un enfant français

Si vous résidez régulièrement en France depuis plus de 10 ans et êtes père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, vous bénéficiez d'une protection dite «quasi absolue» . Vous devez être non-polygame et contribuer à l'entretien et à l'éducation de votre enfant depuis sa naissance ou depuis au moins 1 an.

Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé dans les cas suivants :

Ou dans les cas suivants :

Vous résidez en France depuis plus de 20 ans

Si vous résidez régulièrement en France depuis plus de 20 ans, vous bénéficiez d'une protection dite «quasi absolue» .

Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé dans les cas suivants :

Ou dans les cas suivants :

Vous résidez en France depuis moins de 10 ans

Les motifs varient selon votre situation familiale ou votre état de santé :

Vous êtes marié à un Français

Si vous êtes marié depuis au moins 3 ans à un Français qui a conservé la nationalité française, vous bénéficiez d'une protection dite «relative» . La communauté de vie entre les époux doit toujours être effective.

Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé en cas de nécessité impérieuse pour la sûreté de l'État ou la sécurité publique ou dans l'un des cas suivants :

Vous êtes parent d'un enfant français

Si vous êtes le père ou la mère d'un enfant français mineur résidant en France, vous bénéficiez d'une protection dite «relative» . Vous devez contribuer à l'entretien et à l'éducation de votre enfant depuis sa naissance ou depuis au moins 1 an.

Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé en cas de nécessité impérieuse pour la sûreté de l'État ou la sécurité publique ou dans l'un des cas suivants :

Vous êtes malade ou accidenté du travail

La situation est différente si vous êtes malade ou si vous êtes accidenté du travail ou atteint d’une maladie professionnelle :

Vous êtes atteint d'une maladie non soignable dans le pays d'origine

Si vous résidez habituellement en France et êtes atteint d'une maladie grave qui ne peut être soignée dans votre pays d'origine, vous bénéficiez d'une protection dite «quasi absolue» .

Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé dans les cas suivants :

Ou dans les cas suivants :

Si vous demandez une protection contre une mesure d’expulsion du fait de votre état de santé, l’avis sera rendu par un collège de médecins de l’ Ofii . Si vous êtes incarcéré, l’avis sera rendu par un seul médecin de l’OFII.

Si vous faites déjà l’objet d’une mesure d’expulsion, et obtenez un report de votre éloignement du fait de votre état de santé, vous pourrez faire l’objet d’une assignation à résidence pendant la durée des soins.

Vous êtes accidenté du travail ou atteint d'une maladie professionnelle

Si vous êtes bénéficiaire d'une rente française d'accident du travail ou de maladie professionnelle, dont le taux d'incapacité permanente est égale au moins à 20 % , vous bénéficiez d'une protection dite «relative» .

Mais cette protection peut vous être retirée.

En effet, vous pouvez être expulsé en cas de nécessité impérieuse pour la sûreté de l'État ou la sécurité publique ou dans l'un des cas suivants :

À noter

Un mineur ne peut pas faire l'objet d'une expulsion. Toutefois, il peut être éloigné avec ses parents s'ils sont tous les 2 expulsés.

Qui décide de l'expulsion d'un étranger hors de France ?

La décision est prise par le préfet du lieu de résidence de l'étranger ou, si ce dernier est détenu dans un établissement pénitentiaire, du préfet du département où est situé cet établissement. À Paris, le préfet compétent est le préfet de police. On parle d' «arrêté préfectoral d'expulsion (APE)» .

Dans certains cas toutefois, seul le ministre de l'intérieur est compétent, on parle alors d' «arrêté ministériel d'expulsion» (AME). Il s'agit des cas suivants :

Quelle est la procédure d'expulsion d'un étranger hors de France ?

Sauf en cas d'urgence absolue , le préfet de votre département de résidence ou le ministre de l'intérieur doit vous convoquer devant une commission avant de prendre sa décision. À Paris, le préfet compétent est le préfet de police.

Vous devez être informé par un «bulletin spécial» vous convoquant pour être entendu devant une commission d'expulsion (Comex).

Ce bulletin vous est notifié au moins 15 jours avant la réunion de la commission soit par un policier à votre domicile, soit en prison. Vous devez accuser réception de cette convocation. Si le bulletin n'a pas pu vous être remis, votre convocation vous est envoyée, à votre dernière adresse connue, en lettre recommandée avec avis de réception, confirmée le jour même par lettre simple.

Les informations suivantes vous sont communiquées :

Vous êtes entendu par la Comex. Les débats sont publics et porteront sur les faits qui vous sont reprochés, la caractérisation de la menace à l'ordre public et votre situation personnelle, familiale, sociale et professionnelle. Vous pouvez faire valoir toutes les raisons pour vous opposer à votre expulsion.

Si vous ne vous présentez pas personnellement devant la commission d'expulsion à la date prévue, celle-ci émet son avis.

La Comex doit donner son avis sur le dossier dans le mois suivant la remise de la convocation. Cet avis doit être accompagné d'une explication détaillée, on dit qu'il doit être «motivé» , donc explicité en droit et dans les faits.

Lorsque vous ou votre avocat demandez le renvoi de la réunion pour un motif légitime, la Comex prolonge ce délai d'1 mois supplémentaire maximum, à compter de la décision accordant ce renvoi.

À la fin du délai d'1 mois ou, si la commission l'a prolongé, à la fin du délai supplémentaire qu'elle a fixé, les formalités de consultation de la commission sont considérées comme remplies.

L'avis de la Comex vous est communiqué. Un procès-verbal enregistrant vos explications et l'avis argumenté de la commission est également communiqué au préfet ou au ministre de l’intérieur. Cet avis ne les lie pas dans leur décision (ils ne sont pas obligés de le suivre).

Si une décision d'expulsion est prise, vous pouvez être renvoyé de force hors de France, sauf si une décision de justice l'interdit. La décision d'expulsion précise s’il s’agit d’une expulsion immédiate ou d’une expulsion différée. À l’issue de cette mesure, votre titre de séjour vous est retiré. Vous n'aurez pas le droit de revenir en France à moins que la mesure soit annulée par le tribunal administratif ou abrogée par l'autorité administrative, en cas de recours.

À noter

Si la Comex n'a pas rendu son avis dans les délais, le préfet ou le ministre doit vous en informer. Toutefois, le préfet ou le ministre peut prendre sa décision, même si la Comex ne donne pas son avis.

Comment est réalisée la mesure d'expulsion d'un étranger hors de France ?

Si une décision d'expulsion est prise, l'étranger peut être renvoyé de force hors de France. La décision précise si l'expulsion est immédiate ou différée avec assignation à résidence  :

Expulsion immédiate

La mesure d'expulsion peut être appliquée immédiatement, même si un recours est déposé. Vous pouvez, par exemple, être expulsé dès votre sortie de prison ou après une arrestation à votre domicile.

Vous pouvez être contraint par la force à monter dans un moyen de transport (avion, train, bateau, etc.) et être sous escorte policière pendant toute la durée du voyage.

Vous pouvez aussi être placé en centre de rétention pendant l'organisation de votre retour.

Votre titre de séjour vous est retiré.

Assignation à résidence dans l'attente de la réalisation de la décision d'expulsion

Dans certains cas, au lieu d'être directement expulsé, vous pouvez être assigné à résidence à vos frais, dans un lieu en France désigné par l'administration.

2 situations sont possibles :

L'expulsion différée avec assignation à résidence s'applique par exemple dans l'un des cas suivants :

L'assignation à résidence, dans l'attente de la décision d'éloignement, ne peut pas excéder une durée de 45 jours . Elle est renouvelable 2 fois dans la même limite de durée.

L'assignation à résidence en cas de report de l'éloignement ne prévoit pas de durée maximale.

Dans tous les cas, vous devez vous signaler régulièrement à la police ou à la gendarmerie. Le nombre de présentations aux services de police ou aux unités de gendarmerie peut être porté à 4 par jour.

Dans quels pays un étranger expulsé hors de France peut-il être renvoyé ?

L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays vers lequel vous pouvez être renvoyé.

Vous pouvez être renvoyé vers le pays :

Toutefois, vous ne pouvez pas être expulsé vers un pays dans lequel :

Quels sont les effets de la décision d'expulsion d'un étranger hors de France ?

La mesure d'expulsion a pour effet d'interdire le retour en France de l'étranger.

Vous ne pourrez revenir en France que dans l'une des situations suivantes :

Quels recours contre la décision d'expulsion d'un étranger hors de France ?

Des recours contre la mesure d'expulsion sont possibles, mais ils n'empêchent pas l'expulsion d'être réalisée.

Vous pouvez saisir le juge administratif d'un recours en annulation. Vous pouvez également demander directement à l'administration de mettre un terme à sa décision pour l'avenir.

La mesure sera également réexaminée automatiquement tous les 5 ans par l'administration.

Recours en annulation devant le tribunal administratif

L'arrêté d’expulsion peut être contesté devant le tribunal administratif territorialement compétent. Le délai de contestation varie selon que vous êtes en France ou à l'étranger :

Vous êtes à l'étranger

Le tribunal administratif compétent pour votre recours est différent en fonction de l'autorité à l'origine de la décision d'expulsion (préfet ou ministre de l'intérieur) :

Expulsion décidée par le préfet

Vous devez déposer votre recours dans un délai maximum de 4 mois après la notification de l'arrêté d'expulsion, devant le tribunal administratif de votre ancien lieu de résidence ou d'emprisonnement.

Tribunal administratif

Vous pouvez présenter seul votre recours ou vous faire assister d'un avocat.

Avocat

Vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de l'aide juridictionnelle .

En cas de rejet de votre recours par le tribunal, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d'appel dans un délai maximum de 4 mois suivant la notification du jugement.

Expulsion décidée par le ministre de l'intérieur

Vous devez déposer votre recours, dans un délai maximum de 4 mois après la notification de l'arrêté d'expulsion, devant le tribunal administratif de Paris.

Tribunal administratif de Paris

Vous pouvez présenter seul votre recours ou vous faire assister d'un avocat.

Avocat

Vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de l'aide juridictionnelle .

En cas de rejet de votre recours par le tribunal, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d'appel dans un délai maximum de 2 mois suivant la notification du jugement.

Vous êtes en France

Le tribunal administratif compétent pour votre recours est différent en fonction de l'autorité à l'origine de la décision d'expulsion (préfet ou ministre de l'intérieur) :

Expulsion décidée par le préfet

Vous devez déposer votre recours, dans un délai maximum de 2 mois après la notification de l'arrêté d'expulsion, devant le tribunal administratif de votre lieu de résidence ou d'emprisonnement.

Tribunal administratif

Vous pouvez présenter seul votre recours ou vous faire assister d'un avocat.

Avocat

Vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de l'aide juridictionnelle .

En cas de rejet de votre recours par le tribunal, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d'appel dans un délai maximum de 2 mois suivant la notification du jugement.

Expulsion décidée par le ministre de l'intérieur

Vous devez déposer votre recours, dans un délai maximum de 2 mois après la notification de l'arrêté d'expulsion, devant le tribunal administratif de Paris.

Tribunal administratif de Paris

Vous pouvez présenter seul votre recours ou vous faire assister d'un avocat.

Avocat

Vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de l'aide juridictionnelle .

En cas de rejet de votre recours par le tribunal, vous pouvez faire appel devant la cour administrative d'appel dans un délai maximum de 2 mois suivant la notification du jugement.

Recours en abrogation auprès de l'administration

Vous pouvez aussi demander que la mesure d'expulsion soit annulée pour l'avenir. C'est ce qu'on appelle «l'abrogation.» Cela est possible même si vous avez déjà déposé un recours devant le tribunal administratif et qu'il a échoué.

Vous devez adresser une demande écrite à l'autorité qui a prononcé la mesure.

Si vous déposez votre demande plus de 5 ans après votre expulsion, l'administration doit saisir la commission d'expulsion (Comex). Vous pouvez vous y faire représenter par un avocat.

Vous êtes à l'étranger

L'autorité administrative compétente pour votre recours en abrogation est celle qui est à l'origine de la décision d'expulsion (préfet ou ministre de l'intérieur) :

Expulsion décidée par le préfet de département

Vous devez adresser une demande écrite au préfet.

Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie . Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.

Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.

Si votre arrêté d'expulsion est annulé pour l'avenir, vous pouvez demander un visa pour revenir en France en vue d'obtenir une carte de séjour.

Préfecture

En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de votre ancien lieu de résidence ou d'emprisonnement.

Tribunal administratif

Expulsion décidée par le préfet de police de Paris

Vous devez adresser une demande écrite au préfet.

Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie . Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.

Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.

Si votre arrêté d'expulsion est annulé pour l'avenir, vous pouvez demander un visa pour revenir en France en vue d'obtenir une carte de séjour.

Préfecture de police de Paris - Service des titres de séjour

En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de votre ancien lieu de résidence ou d'emprisonnement.

Tribunal administratif

Expulsion décidée par le ministre de l'intérieur

Vous devez adresser une demande écrite au ministre de l'intérieur.

Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie . Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.

Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.

Si votre arrêté d'expulsion est annulé pour l'avenir, vous pouvez demander un visa pour revenir en France en vue d'obtenir une carte de séjour.

Ministère en charge de l'intérieur

En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de Paris.

Tribunal administratif de Paris

Vous êtes en France

Si vous êtes en liberté, vous devez déposer votre recours dans un délai maximum de 2 mois suivant la notification de l'arrêté d'expulsion.

Si vous êtes en prison ou assigné à résidence, vous n'avez pas de délai maximum.

Expulsion décidée par le préfet de département

Vous devez adresser une demande écrite au préfet.

Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie . Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.

Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.

Si votre arrêté d'expulsion est annulé pour l'avenir, vous ne serez pas expulsé de force. Vous devez cependant obtenir un titre de séjour pour rester durablement en France.

Préfecture

En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de votre lieu de résidence.

Tribunal administratif

Expulsion décidée par le préfet de police de Paris

Vous devez adresser une demande écrite au préfet.

Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie . Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.

Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.

Si votre arrêté d'expulsion est annulé pour l'avenir, vous ne serez pas expulsé de force. Vous devez cependant obtenir un titre de séjour pour rester durablement en France.

Préfecture de police de Paris - Service des titres de séjour

En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de votre lieu de résidence.

Tribunal administratif

Expulsion décidée par le ministre de l'intérieur

Vous devez adresser une demande écrite au ministre.

Votre demande est refusée si l'administration n'a pas répondu dans un délai de 4 mois ou si l'administration vous le notifie . Dans ce cas, l'expulsion est maintenue, vous ne pouvez pas revenir en France.

Votre demande est acceptée si l'administration vous le notifie.

Si votre arrêté d'expulsion est annulé pour l'avenir, vous ne serez pas expulsé de force. Vous devez cependant obtenir un titre de séjour pour rester durablement en France.

Ministère en charge de l'intérieur

En cas de refus, vous pouvez déposer un recours devant le tribunal administratif de Paris.

Tribunal administratif de Paris

Réexamen automatique de la mesure d'expulsion

L'administration doit réexaminer systématiquement tous les 5 ans votre arrêté d'expulsion. L'administration doit le faire d'elle-même sans démarche de votre part, même si vous avez déjà effectué des recours en abrogation ou en annulation.

Lorsque la demande d'abrogation est présentée après un délai de 5 ans à compter de la réalisation effective de la décision d'expulsion, elle ne peut être rejetée qu'après avis de la commission d'expulsion (Comex). La Comex est obligatoirement saisie par l'autorité à l'origine de la mesure d'expulsion. Vous pouvez vous y faire représenter par un avocat.

Ce réexamen tient compte des éléments suivants :

Si vous ne recevez pas de décision d'abrogation, dans un délai de 2 mois, la mesure d'expulsion est maintenue (refus implicite).

Le refus peut être également explicite : vous recevez alors une décision indiquant clairement que l'administration n' abrogera pas votre mesure d'expulsion.

Vous pouvez faire un recours en annulation contre un refus d'abrogation explicite ou implicite en saisissant le tribunal administratif.

Direction de l'information légale et administrative

20/10/2025

Questions / réponses

Qu'est-ce que la retenue pour vérification du droit au séjour d'un étranger ?

Où s'adresser

Avocat

A voir aussi :

Demande d'asile (réfugié, protection subsidiaire, apatride) Recours devant le juge administratif Assignation à résidence d'un étranger renvoyé de France Centre de rétention administrative (CRA)

Définitons

Ordre public : Ordre publicEnsemble des règles et principes fondamentaux du droit

Séjour régulier : Séjour régulierSituation d'un étranger en possession des documents l'autorisant à demeurer sur le territoire français

Condamnation pénale : Condamnation pénaleDécision de justice prise en application du code pénal

Résidence habituelle : Résidence habituelleLieu où la personne réside le plus longtemps durant l'annéeCode général des collectivités territoriales : article R2151-1

Crime : CrimeInfraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)

Délit : DélitActe interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans

Polygamie : PolygamieFait d'être marié à plusieurs personnes

Menace à l'ordre public : Menace à l'ordre publicActes lourds (trafic de stupéfiants, usurpation d'identité, aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers, travail dissimulé, escroqueries, etc.) qui rendent une personne dangereuse dans l'avenir

Communauté de vie : Communauté de vieVivre ensemble, matériellement et sentimentalement. Chacun peut avoir sa résidence, avec une adresse commune pour les documents officiels.Code civil : articles 212 à 226

Étranger protégé : Étranger protégéÉtranger dont la situation (époux de Français ou parent d'un enfant français, par exemple) le protège d'une expulsion, sous certaines conditions

Menace grave à l'ordre public : Menace grave à l'ordre publicActes particulièrement lourds (vol à main armée, violences, homicide, viol, trafic de drogue, etc.) rendant une personne dangereuse dans l'avenir. La récidive et la multiplication des condamnations sont souvent prises en compte.

Notification : NotificationFormalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Abrogation : AbrogationSuppression pour l'avenir d'un acte administratif ou d'une règle de droit

Assignation à résidence : Assignation à résidenceDécision de l'administration ou d'un juge qui oblige un étranger à résider dans un lieu déterminé et à se présenter régulièrement aux services de police ou de gendarmerie

Abréviations

Ofii :

Office français de l'immigration et de l'intégration

Références

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L631-1 à L631-4 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L632-1 à L632-2 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L632-3 à L632-7 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article L721-4 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L731-1 à L731-5 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R631-1 et R631-2 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R632-3 à R632-8 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R632-9 à R632-10 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R721-2 à R721-3 Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : article R731-1 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R732-1 à R732-6 Arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d’établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R313-22 et R313-23 et R511-1 du CESEDA. Instruction relative à l'expulsion et l'éloignement des étrangers délinquants Instruction du 19 octobre 2013 relative à l'interdiction de l'intervention des forces de police et de gendarmerie dans le cadre scolaire lors du déroulement des procédures d'éloignement