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Qu'est-ce que la non-assistance à personne en danger ?

La non-assistance à personne en danger est le fait de ne pas venir en aide à une personne qui court un péril imminent . Lorsque les conditions sont réunies, la victime de ce délit peut déposer plainte contre la personne qui ne l'a pas secouru. Elle peut également lui demander une indemnisation. Voici les informations à connaître.

Attention

Toute personne doit signaler des actes de maltraitance sur un mineur ou sur une personne qui n'a pas les moyens de se protéger (exemple : une personne âgée ). Le signalement n'est pas une plainte , mais il permet de prévenir les autorités (exemple : procureur de la République ) pour qu'il soit mis fin à ces agissements.

Dans quel cas la non assistance à personne en danger est-elle punissable ?

Pour que la non-assistance à personne en danger soit punissable, plusieurs éléments doivent être réunis :

Voici 2 illustrations :

La victime peut-elle déposer plainte contre la personne qui ne l'a pas secouru ?

La victime peut porter déposer plainte contre la personne qui ne lui a pas porté secours alors qu'elle était dans une situation de danger imminent.

Attention

Si elle veut obtenir des dommages et intérêts , elle peut se constituer partie civile lors du dépôt de plainte (ou tout au long de la procédure, jusqu'au jour de l'audience).

La victime peut déposer plainte dans un commissariat de police ou dans une brigade de gendarmerie. Il est également possible d'adresser un courrier au procureur de la République .

Le dépôt de plainte doit avoir lieu dans un délai de 6 ans suivant la commission de l'infraction.

À noter

Pour l'aider dans ses démarches, la victime a la possibilité d'être assistée par un avocat . Si elle n'a pas les ressources financières suffisantes pour faire appel à ce professionnel, elle peut demander l'aide juridictionnelle .

Sur place

La victime peut porter plainte en se déplaçant au commissariat de police ou à la bridage de gendarmerie de son choix.

Commissariat

Brigade de gendarmerie

La plainte est transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.

Par courrier

Pour porter plainte auprès du procureur de la République, la victime doit envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction .

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

Dans son courrier, la victime doit préciser les éléments suivants :

La victime peut utiliser un modèle de courrier :

Porter plainte auprès du procureur de la République

Ce courrier peut être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception (de préférence), par lettre simple ou par lettre suivie.

Il est également possible de déposer la plainte à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé est transmis à la victime dès que les services du procureur de la République ont enregistré sa plainte.

Par la suite, le procureur de la République a la possibilité d'ouvrir une enquête qui peut aboutir au jugement et à la condamnation de l'auteur de la non-assistance à personne en danger.

Quelles sont les sanctions en cas de non-assistance à personne en danger ?

L'auteur du délit de non assistance à personne en danger risque des sanctions pénales. Les peines encourues sont plus élevées lorsque la victime a moins de 16 ans.

À savoir

Si la victime s'est constituée partie civile , la personne qui ne lui a pas porté secours peut également être condamnée à lui verser des dommages et intérêts .

Cas général

La personne qui s'est rendue coupable de non-assistance à personne en danger peut être condamnée à une peine principale et à des peines complémentaires .

Peine principale

L'auteur du délit de non-assistance à personne en danger encourt une peine de 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.

Peines complémentaires

La personne reconnue coupable de non-assistance à personne en danger peut aussi être condamnée à l'interdiction temporaire des droits suivants :

L'interdiction de ces droits peut être prononcée pour une durée une durée maximale de 5 ans.

À savoir

L'interdiction du droit de vote et du droit d'être élu empêche la personne qui y a été condamnée à exercer une fonction publique (exemple : député).

Victime de moins de 16 ans

Peines principales

Si la victime est un mineur de moins de 16 ans , la personne poursuivie pour non-assistance à personne en danger encourt une peine de 7 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende.

Peines complémentaires

La personne reconnue coupable de non-assistance à personne en danger peut aussi être condamnée à l'interdiction temporaire des droits suivants :

L'interdiction de ces droits peut être prononcée pour une durée une durée maximale de 5 ans.

À savoir

L'interdiction du droit de vote et du droit d'être élu empêche la personne qui y a été condamnée à exercer une fonction publique (exemple : député).

Peut-on violer le secret professionnel pour protéger une personne en danger ?

L'obligation de porter secours à une personne en danger prime sur le respect du secret professionnel .

Ainsi, tout professionnel (avocat, enseignant, psychologue, etc.) qui a connaissance de faits de maltraitances physiques, psychologiques ou sexuelles commis sur un mineur ou sur une personne dans l'incapacité de se défendre (exemple : personne âgée) peut en informer le procureur de la République. Par exemple, un enseignant peut dénoncer des faits de viol sur mineur aux autorités pour protéger son élève.

Par ailleurs, lorsque le patient a donné son accord , le professionnel de santé qui le suit (exemple : médecin) peut alerter le procureur de la République des violences physiques, psychologiques ou sexuelles qui lui sont infligées.

Direction de l'information légale et administrative

27/05/2025

Questions / réponses

Maltraitance sur une personne âgée : comment l'identifier et la signaler ?

Où s'adresser

Avocat

A voir aussi :

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Définitons

Délit : DélitActe interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans

Plainte : PlainteActe par lequel une personne qui estime avoir subi un préjudice du fait d'une infraction porte celle-ci à la connaissance du Procureur de la République directement ou par l'intermédiaire d'un service de police ou de gendarmerie

Procureur de la République : Procureur de la RépubliqueMagistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Intégrité physique : Intégrité physiqueProtection du corps humain

Tiers (urbanisme) : Tiers (urbanisme)Toute personne ayant un intérêt à agir telle qu’un voisin, un mandataire, une association ou un syndicat de copropriétairesCode de l’urbanisme : article R*600-2

Crime : CrimeInfraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)

Infraction : InfractionActe interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes

Dommages et intérêts : Dommages et intérêtsSomme d'argent destinée à réparer le préjudice subi

Préjudice : PréjudiceAtteinte subie par une personne envers ses biens (exemple : somme d'argent), son corps, son état psychologique ou son honneur

Peine principale : Peine principalePeine prévue par la loi pour sanctionner pénalement l'auteur d'une infraction

Peine complémentaire : Peine complémentaireSanction qui peut s'ajouter à une peine principale de prison ou d'amende. Exemples : privation des droits civiques (droit de vote et éligibilité...), obligation de soins, retrait du permis de conduire.

Tuteur : TuteurPersonne désignée pour exercer une mesure de protection d'un majeur ou d'un mineur (par exemple : le représenter dans les actes de la vie courante, gérer ses biens)

Curateur : CurateurPersonne désignée par la justice pour accompagner une personne majeure dans l'accomplissement de certains actes de la vie civile

Conseil de famille : Conseil de familleAssemblée de parents ou de toutes personnes qualifiées, chargée sous la présidence du juge des contentieux de la protection, d'autoriser certains actes importants accomplis au nom de la personne sous tutelle

Abréviations

RATP :

Régie autonome des transports parisiens

Références

Code pénal : article 223-6 Code pénal : article 223-16 Code pénal : articles 226-13 à 226-14