Accueil particuliers / Logement / Troubles de voisinage / Que faire en cas d'attroupement dans son immeuble (par exemple, hall, cage d'escalier) ?

Que faire en cas d'attroupement dans son immeuble (par exemple, hall, cage d'escalier) ?

Un attroupement est l' occupation des parties communes d'un immeuble (hall, cage d’escalier, toit, etc) par un groupe de personnes.

Il faut alors distinguer le simple rassemblement et les situations où ce rassemblement empêche la circulation des occupants, le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité (portes coupe‑feu bloquées, issues de secours obstruées, digicodes détériorés, etc.) ou qui nuit à la tranquillité des lieux.

Dans ce dernier cas, ces regroupements sont souvent à l’origine de nuisances répétées (bruits, dégradations, menaces, etc.) qui peuvent créer un sentiment d’insécurité. Il est alors possible d’effectuer plusieurs actions.

Alerter le bailleur/propriétaire

Le bailleur a l’obligation de garantir à son locataire une jouissance paisible des lieux loués.

En cas d’attroupement dans les parties communes, le locataire doit :

Si l’immeuble est en copropriété, informer le syndic

Si l’immeuble est en copropriété , les occupants de l’immeuble (locataire ou propriétaire) peuvent saisir le syndic pour :

À savoir

Certaines décisions devront être votées par le syndicat des copropriétaires lors d’une assemblée générale , le syndic ne pouvant pas les mettre en œuvre sans accord de la copropriété. C’est le cas, par exemple, de la mise en place d’une vidéosurveillance, de l’ajout de clauses encadrant l’accès à l’immeuble, interdisant certains usages des parties communes ou mettant en place des sanctions internes ainsi que de l’autorisation permanente de pénétrer dans les parties communes accordée à la police et à la gendarmerie.

Faire intervenir la police ou la gendarmerie

Il est également possible de prévenir la police nationale , la gendarmerie ou la police municipale pour qu’elle fasse cesser le trouble produit par l’attroupement et les éventuelles autres infractions que les agents pourront constater (violences, dégradations, menaces, usage ou trafic de stupéfiants , etc.).

Les personnes coupables d'attroupement risquent l'une des sanctions suivantes :

Les personnes coupables d'attroupement peuvent aussi avoir une peine complémentaire de travail d'intérêt général .

Direction de l'information légale et administrative

06/03/2026

Où s'adresser

Agence départementale pour l'information sur le logement (Adil)

A voir aussi :

Troubles de voisinage

Définitons

Parties communes d'une copropriété : Parties communes d'une copropriétéParties de bâtiments (couloirs, chaudière, canalisation, garde-corps...) et des terrains (jardins, parcs...) affectés à l'usage ou à l'utilité de tous les copropriétairesLoi n°65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis

Copropriété : CopropriétéSituation juridique où un immeuble ou un ensemble immobilier appartient à plusieurs personnes. Chaque propriétaire possède une partie privative (par exemple un appartement, une cave) et une part des parties communes (comme les halls, escaliers ou jardins).

Assemblée générale ordinaire : Assemblée générale ordinaireRéunion annuelle obligatoire lors de laquelle sont notamment discutés par les copropriétaires, le budget prévisionnel et l'approbation des comptes

Infraction : InfractionActe interdit par la loi et passible de sanctions pénales

Stupéfiants : StupéfiantsDrogues interdites. Par exemple, cannabis, ectasy, cocaïne, LSD...Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants

Amende forfaitaire : Amende forfaitaireSomme à régler dans un délai précis à la suite de certaines infractions relatives notamment à la circulation routière et sans passage par un tribunal. Le montant peut être minoré ou majoré en fonction de la date de paiement.

Références

Code de la sécurité intérieure : articles L272-1 à L272-4