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Viol commis sur une personne majeure

Si une personne a subi un acte de pénétration sexuelle non consenti, il s’agit d’un viol. La victime (ou le témoin) d’un tel acte peut contacter les secours pour obtenir une prise en charge rapide. Dans le même temps, un signalement peut être fait aux agents compétents (police, agent de transports publics). Par la suite, la victime peut porter plainte . Des organismes (exemple : association) et professionnels (psychiatre, avocat, etc.) peuvent lui venir en aide. Voici les informations à connaître.

Attention

Cette page présente la situation du viol sur une personne majeure. Si le viol est commis sur une victime de moins de 18 ans, les règles applicables sont différentes .

Qu’est-ce qu’un viol ?

Le viol est défini comme tout acte de pénétration sexuelle ou tout acte bucco-génital ou bucco-anal, non consenti , commis sur une autre personne ou sur la personne de l’auteur. Ce crime peut être quelle que soit la relation entretenue par les personnes ayant eu un rapport sexuel.

Exemple

Lorsqu’un homme impose à son épouse un acte de pénétration sexuelle, il s’agit d’un viol sur l’épouse. Par ailleurs, si une femme pratique une fellation sur un homme sans son consentement, il s’agit d’un viol sur l’homme.

Lors d’un rapport sexuel, les partenaires doivent toujours rechercher le consentement de l’autre personne. Le consentement doit être à la fois :

À savoir

Le consentement ne peut pas être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime (par exemple, un rapport sexuel avec une personne à laquelle des somnifères ont été administrés est un acte non consenti).

Par ailleurs, l’acte de pénétration sexuelle, l’acte bucco-génital ou bucco-anal doit avoir lieu sans contrainte, violence, menace ou surprise.

Dès lors que le rapport sexuel intervient dans ces conditions, on considère qu’il n’était pas consenti .

Exemple

Le viol peut être retenu dans les situations suivantes :

Comment être rapidement pris en charge après un viol ?

Alerter les services d’urgence de la survenance d’un viol

La victime ou le témoin de violences sexuelles (viol, agression sexuelle, etc.) peut prévenir les secours pour obtenir une prise en charge rapide.

Les moyens de contacter les services d'urgence sont adaptés à sa situation personnelle :

Cas général

La victime ou le témoin de violences sexuelles peut contacter :

Samu - 15

Pour les situations d'urgences médicales

Par téléphone

15

Appel gratuit depuis un poste fixe et un mobile en France métropolitaine et Outre-mer

Fonctionne 24h/24 et 7j/7

Police secours - 17 (par téléphone)

Par téléphone

Composez le 17 en cas d'urgence concernant un accident de la route, un trouble à l'ordre public ou une infraction pénale. Une équipe de policiers ou de gendarmes se rendra sur les lieux.

Vous pouvez aussi composer le 112 . Vous serez alors orienté vers le bon service selon votre cas. Le 112 est utilisable dans tous les pays de l'Union européenne .

Un appel sur ces numéros est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

Si la situation ne relève pas d'une urgence, composez le numéro de votre commissariat ou de votre brigade de gendarmerie.

Si la victime ou le témoin se trouve dans un autre état de l'Union européenne , il peut contacter le service d'urgence européen en composant le 112 .

Numéro d'urgence européen - 112

112

Numéro d'urgence à utiliser pour un appel depuis un pays européen ou depuis un téléphone mobile

24h/24h et 7j/7

Appel gratuit

À savoir

Les agents du 112 peuvent s'exprimer en français ou en anglais.

Personne sourde, malentendante, sourde-aveugle ou aphasique

La victime ou le témoin d’une agression sexuelle peut envoyer un SMS au 114 .

Ainsi, il communiquera uniquement par écrit avec les agents du 114.

Ces agents gèreront l’alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche.

Ce service est gratuit et fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 .

Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin :

Victime de violences par un membre de la famille (conjoint, parent, etc.)

Les moyens de contacter les secours dépendent de la situation dans laquelle se trouve la victime :

Possibilité de parler à voix haute

La victime de violences sexuelles peut contacter :

Samu - 15

Pour les situations d'urgences médicales

Par téléphone

15

Appel gratuit depuis un poste fixe et un mobile en France métropolitaine et Outre-mer

Fonctionne 24h/24 et 7j/7

Police secours - 17 (par téléphone)

Par téléphone

Composez le 17 en cas d'urgence concernant un accident de la route, un trouble à l'ordre public ou une infraction pénale. Une équipe de policiers ou de gendarmes se rendra sur les lieux.

Vous pouvez aussi composer le 112 . Vous serez alors orienté vers le bon service selon votre cas. Le 112 est utilisable dans tous les pays de l'Union européenne .

Un appel sur ces numéros est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

Si la situation ne relève pas d'une urgence, composez le numéro de votre commissariat ou de votre brigade de gendarmerie.

Si la victime ou le témoin se trouve dans un autre état de l'Union européenne , il peut contacter le service d'urgence européen en composant le 112.

Numéro d'urgence européen - 112

112

Numéro d'urgence à utiliser pour un appel depuis un pays européen ou depuis un téléphone mobile

24h/24h et 7j/7

Appel gratuit

À savoir

Les agents du 112 peuvent s'exprimer en français ou en anglais.

Impossibilité de parler à voix haute

Si la victime n’a pas la possibilité de parler à voix haute (par exemple, l'auteur des violences sexuelles est dans la même pièce qu’elle), elle peut envoyer un SMS au 114 .

Ainsi, elle communiquera uniquement par écrit avec les agents du 114.

Ces agents gèreront l’alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche.

Ce service est gratuit et fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 .

Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin :

À savoir

La victime peut également se présenter à l’hôpital de son choix . Si elle estime avoir été droguée par une substance chimique , elle peut demander à tout médecin de lui prescrire des prélèvements permettant de détecter ce type de substance. Les frais engendrés par ces prélèvements sont pris en charge par l’Assurance maladie.

En savoir plus sur le recueil de preuves dans un établissement de Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP)

À Paris, les victimes de violences sexuelles peuvent se présenter dans un établissement de AP-HP pour être examinées par un médecin et rassembler un maximum de preuves, sans pour autant déposer plainte .

Lorsqu’une personne se présente dans un hôpital de l’AP-HP en indiquant qu’elle a été victime de violences sexuelles mais qu’elle ne veut pas porter plainte, elle peut bénéficier de soins d’urgence.

Avec son accord, elle peut être réorientée à la Maison des femmes, où elle sera examinée par une sage-femme et un médecin légiste de l’unité médico-judiciaire . Elle bénéficiera également d’une consultation avec un psychologue.

Si le médecin légiste l’estime nécessaire, des prélèvements ADN seront effectués. Ils seront conservés pendant 3 ans.

Les constatations du médecin et les prélèvements effectués permettront de prouver l’agression subie, si la victime souhaite déposer plainte ultérieurement.

Signaler un viol à la police ou à la gendarmerie

Une messagerie instantanée (tchat) permet à la victime ou au témoin de violences sexuelles (viol, agression sexuelle, etc.) de dialoguer avec un policier ou un gendarme spécialement formé pour ce type d' infraction . Ce professionnel aide l’auteur du signalement dans ses démarches et peut orienter la victime qui souhaite déposer plainte.

Attention

Le signalement n’est pas une plainte . Si la victime souhaite que des poursuites soient engagées contre l’auteur présumé des faits, elle doit porter plainte.

Signaler des violences conjugales, sexuelles ou sexistes aux forces de l’ordre

À tout moment, l'historique de discussion peut être effacé de l’ordinateur, du téléphone portable ou de la tablette de l’émetteur du signalement.

À savoir

À l’issue de l’entretien avec le policier ou le gendarme, la victime peut solliciter un rendez-vous avec un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie pour déposer plainte. Elle a également la possibilité de demander à être entendue par une personne du même sexe.

Signaler un viol aux agents d’un transport public

La victime ou le témoin de violences sexuelles (viol, agression) dans les transports publics (train, bus, métro, etc.) peut obtenir l’assistance d’un agent SNCF ou RATP en :

Ces services sont ouverts 7 jours sur 7 et 24h/24 .

Il est également possible de demander de l’aide à un agent présent en gare ou en station.

En contactant ces agents, la victime ou le témoin facilitera l’intervention des secours et/ou des équipes de sécurité de la SNCF ou de la RATP.

Comment obtenir un accompagnement après un viol ?

Plusieurs organismes (exemple : association d’aide aux victimes) et professionnels (psychologues, psychiatres, etc.) sont à la disposition des victimes pour les écouter, les conseiller et leur apporter leur soutien.

Le site Parcours-Victimes Parcours victimes (violences physiques, sexuelles ou psychologiques) permet d’avoir connaissance des structures qui peuvent venir en aide aux victimes de violences sexuelles.

Les victimes peuvent également prendre contact avec l’un des organismes suivants :

Violences Femmes Info - 3919

Écoute, informe et oriente les femmes victimes de violences, et les témoins de ces violences.

Traite les violences physiques, verbales ou psychologiques, à la maison ou au travail, et de toute nature (dont les harcèlements sexuels, les coups et blessures et les viols).

Ne traite pas les situations d'urgence (ce n'est pas un service de police ou de gendarmerie).

Pour les autres types de violences, le 3919 assure une réponse de premier niveau et oriente ou transfère vers un numéro utile.

Par téléphone

39 19 (appel gratuit depuis un téléphone fixe ou mobile en métropole et dans les DOM )

Ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7

Appel anonyme

Appel ne figurant pas sur les factures de téléphone

116 006 - Numéro d'aide aux victimes

Ce service permet aux victimes d'infractions (hors atteintes aux biens sur internet) d'être écoutées et orientées vers une association d’aide aux victimes ou un service spécialisé. Il est accessible aux personnes sourdes et malentendantes.

En France métropolitaine

116 006

Appel gratuit

Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h.

Hors métropole (ou depuis l'étranger)

+ 33 (0)1 80 52 33 76

Appel gratuit

Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).

Par mail

Par mail : victimes@116006.fr

À savoir

Les échanges avec ces organismes sont confidentiels .

Enfin, les victimes qui souhaitent saisir la justice, peuvent demander l’assistance d’un avocat . Ce professionnel les accompagnera tout au long de la procédure.

Avocat

À noter

Si la victime n’a pas les ressources financières pour régler les honoraires de l’avocat, elle peut éventuellement faire une demande d’aide juridictionnelle .

Peut-on porter plainte contre l’auteur présumé d’un viol ?

Une victime de viol peut porter plainte contre l’auteur de cette infraction , dans un délai de 20 ans à compter de la commission des faits.

À noter

Au moment du dépôt de plainte, il est recommandé de se munir de tous éléments qui démontrent l’infraction subie et qui permettent d’identifier l’auteur de ces faits (SMS, témoignages, photographies de l’agresseur, vidéo, etc.).

Pour déposer plainte, la victime peut se déplacer directement au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son choix. Elle a également la possibilité d’adresser un courrier au procureur de la République du lieu où les faits se sont produits.

Rappel

Lorsque la victime a déjà signalé les faits aux forces de l’ordre, il est possible qu’elle ait pris rendez-vous dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie pour déposer plainte. Dans ce cas, elle doit se rendre au rendez-vous fixé par l’agent auquel le signalement a été fait.

Sur place

La victime peut se déplacer au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son choix.

Commissariat

Brigade de gendarmerie

Par courrier

Pour déposer plainte auprès du procureur de la République, la victime doit envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction .

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

Le courrier doit préciser les éléments suivants :

Il est possible d’utiliser un modèle de courrier :

Porter plainte auprès du procureur de la République

La plainte peut être envoyée en lettre recommandée avec accusé de réception (de préférence), par lettre simple ou par lettre suivie.

Elle peut aussi être directement déposée à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé est transmis à la victime dès que les services du procureur de la République ont enregistré la plainte.

À savoir

Lors de la plainte, la victime peut se constituer partie civile pour obtenir des dommages et intérêts .

Que se passe-t-il après une plainte pour viol ?

Après la plainte, la victime est présentée à un médecin spécialisé qui constate ses blessures. Puis, la procédure débute : une enquête et une instruction ont lieu et peuvent aboutir au jugement de l’auteur présumé des faits.

Le temps entre le dépôt de plainte et le jugement peut être long . Il est donc conseillé d’être entouré et soutenu, notamment par des professionnels (psychologue, association d’aide aux victimes, etc.).

Présentation de la victime de viol à un médecin spécialisé

À la suite d’une plainte pour viol, le policier ou le gendarme peut demander à un médecin spécialisé d’examiner la victime au sein d’une unité médico-judiciaire (UMJ) .

Ce médecin constate les éventuelles blessures et recherche des traces ADN. Il peut également rechercher toutes traces de drogue qui aurait été délivrée par l'auteur du viol.

​​Un test de dépistage du Sida et, si nécessaire, un test de grossesse pourront être réalisés.​

À l’issue de l’examen médical, le médecin doit délivrer un certificat médical à la victime. Ce document indique les lésions subies. Il sert d’élément de preuve contre l’auteur des faits.

À noter

Il est recommandé à la victime de garder les vêtements qu’elle portait au moment de l’infraction , d’éviter de se doucher et de se munir de tous les documents médicaux en lien avec les faits (exemple : certificat médical d’un médecin traitant).

Ouverture d’une enquête pour viol

Au cours de l’enquête, les forces de l’ordre recherchent tous les éléments permettant d’établir la vérité.

L’auteur présumé des faits peut être immédiatement interpelé (si la victime a pu l’identifier). Il peut également être convoqué ultérieurement pour être entendu par la police ou par la gendarmerie.

À savoir

Les enquêteurs peuvent recevoir la victime en même temps que l’auteur présumé des faits pour entendre leurs 2 versions. Durant cette confrontation, chaque partie peut être assistée d’un avocat.

La durée de l’enquête varie en fonction de la complexité de l’affaire. Elle aboutit à la saisine du procureur de la République .

Le procureur de la République décide des suites à donner à l’affaire : il peut saisir le juge d’instruction pour qu’il ouvre une information judiciaire ou classer l’affaire sans suite .

À savoir

En cas de classement sans suite, la victime peut directement saisir le juge d’instruction en se constituant partie civile .

Ouverture d’une information judiciaire pour viol

L’information judiciaire (ou instruction) permet de  rassembler des preuves , de rechercher les auteurs   d'infractions et  d’ établir la vérité  dans une affaire pénale.

Si la victime s’est préalablement constituée partie civile, elle a différents droits au cours de l’instruction (exemple : accès au dossier).

Durant l’instruction, elle peut être entendue à plusieurs reprises par le juge d’instruction .

L’information judiciaire peut durer jusqu’à 18 mois . Lorsque l’affaire est en état d’être jugée et que le juge d'instruction estime qu'il existe assez d'éléments pour considérer qu'il y a eu viol, l'affaire est renvoyée devant une Cour d'assises ou devant une Cour criminelle .

À savoir

Si l’auteur présumé des faits est mineur l’affaire sera renvoyée devant le tribunal pour enfants (mineur de moins de 16 ans) ou devant la cour d’assises des mineurs (mineur de plus de 16 ans).

Jugement de l’auteur présumé du viol

En principe, l’auteur présumé des faits est jugé par la cour criminelle.

Cependant, si le viol a été commis avec des circonstances aggravantes (exemple : viol sous la menace d’une arme) ou que l’auteur présumé est en état de récidive , le procès a lieu devant la cour d’assises.

Rappel

Si l’auteur présumé des faits est mineur, ce sont les juridictions pour mineurs qui sont compétentes.

En principe, les procès qui se déroulent devant la cour d'assises et devant la cour criminelle sont publics : n'importe qui peut assister aux audiences.

À savoir

Même si le procès est public, il est interdit de procéder à des enregistrements audio ou vidéo. L’utilisation d’appareil photo est également prohibé. En cas de non-respect de ces règles, une amende de 18 000 € peut être prononcée par la juridiction.

Si la victime souhaite que le procès ait lieu sans public , elle peut demander une audience à «huis clos» .

À noter

La victime ou son avocat peut faire cette demande à l’oral, avant l’ouverture des débats .

La juridiction est dans l’obligation d’accepter cette demande. Dès lors qu’elle ordonne le huis clos, seules les personnes impliquées dans l’affaire (victimes, accusés, avocats, témoins, etc.) peuvent accéder à la salle d’audience.

Quelles sont les peines encourues par l'auteur d'un viol ?

L'auteur d'un viol (ou d’une tentative de viol) encourt une peine de réclusion criminelle et des peines complémentaires . Lorsqu'il est déclaré irresponsable pénalement , des sanctions spécifiques s'appliquent.

Attention

La condamnation pour viol est inscrite au casier judiciaire de la personne condamnée. Son nom est inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais).

Cas général

L’auteur d’un viol encourt une peine principale et des peines complémentaires.

Peine principale

En principe, la peine encourue pour un viol est égale à 15 ans de réclusion criminelle .

Cette peine peut être portée à 20 ans de réclusion criminelle dans les cas suivants :

La peine encourue est de 30 ans de réclusion criminelle si le viol a entraîné la mort de la victime.

À savoir

Si l’auteur du viol est mineur, il peut bénéficier de l’excuse de minorité . Ainsi, sa peine peut être réduite de moitié par rapport aux majeurs.

Peines complémentaires

Le juge peut également condamner l'auteur des faits à une ou plusieurs des peines complémentaires, notamment :

Auteur irresponsable pénalement

L'auteur d'un viol, déclaré irresponsable pénalement en raison d'un trouble temporaire provoqué par une consommation excessive de drogues, peut être condamné pour cette consommation.

Les peines diffèrent en fonction des circonstances dans lesquelles le viol a eu lieu :

Cas général

La peine applicable est de 7 ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende .

Viol avec actes de torture ou de barbarie, ou ayant entraîné la mort

L’auteur d’un viol accompagné d’acte de torture ou ayant entraîné la mort encourt une peine de 10 ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende .

Comment se faire indemniser à la suite d'un viol ?

Pour obtenir une indemnisation, la victime peut se constituer partie civile. La constitution de partie civile peut avoir lieu dès le dépôt de plainte, jusqu’au jour du procès.

Elle peut également faire une demande d’indemnisation au fonds de garantie des victimes (FGTI) par le biais de la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi) .

Si la victime ne souhaite pas être partie au procès pénal, elle a la possibilité de saisir les juridictions civiles d’une demande de dommages et intérêts .

Pour obtenir une indemnisation, la victime peut se constituer partie civile. La constitution de partie civile peut avoir lieu dès le dépôt de plainte, jusqu’au jour de l’audience de jugement.

Elle peut également faire une demande d’indemnisation au fonds de garantie des victimes (FGTI) par le biais de la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi).

Si la victime ne souhaite pas être partie au procès pénal, elle a la possibilité de saisir les juridictions civiles d’une demande de dommages et intérêts .

Direction de l'information légale et administrative

01/01/2026

Où s'adresser

116 006 - Numéro d'aide aux victimes

Ce service permet aux victimes d'infractions (hors atteintes aux biens sur internet) d'être écoutées et orientées vers une association d’aide aux victimes ou un service spécialisé. Il est accessible aux personnes sourdes et malentendantes.

En France métropolitaine

116 006

Appel gratuit

Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h.

Hors métropole (ou depuis l'étranger)

+ 33 (0)1 80 52 33 76

Appel gratuit

Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).

Par mail

Par mail : victimes@116006.fr

Avocat

Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions

Indemnise les victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions.

Par téléphone

+33 (0)1 43 98 77 00

Par messagerie

Accès au formulaire de contact

Par courrier

64, rue Defrance

94682 Vincennes Cedex

Par télécopie

+33 (0)1 43 65 46 38

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A voir aussi :

Agression sexuelle commise sur une personne majeure Mineur victime d'infraction sexuelle Harcèlement sexuel ou sexiste Violences conjugales Outrage sexiste ou sexuel Castration chimique des auteurs d’infractions sexuelles Victime d'infraction : indemnisation par le fonds de garantie des victimes Procès devant la cour d'assises ou la cour criminelle

Définitons

Crime : CrimeInfraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)

Union européenne (UE) : Union européenne (UE)Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède

Unité médico-judiciaire : Unité médico-judiciaireOrganisme qui assure les examens médico-légaux de personnes majeures ou mineures victimes de violences, sur demande de la justice.

Infraction : InfractionActe interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes

Plainte : PlainteActe par lequel une personne qui estime avoir subi un préjudice du fait d'une infraction porte celle-ci à la connaissance du Procureur de la République directement ou par l'intermédiaire d'un service de police ou de gendarmerie

Départements et régions d'outre-mer (Drom) : Départements et régions d'outre-mer (Drom)Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion

Procureur de la République : Procureur de la RépubliqueMagistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Dommages et intérêts : Dommages et intérêtsSomme d'argent destinée à réparer le préjudice subi

Parties (au procès) : Parties (au procès)Personne qui est engagée dans un procès civil soit en tant que demandeur, soit en tant que défendeur

Juge d'instruction : Juge d'instructionUn juge d'instruction est un magistrat désigné dans le cas d'affaires pénales complexes. Il est chargé de l'instruction des affaires et peut déléguer la réalisation de certains actes (perquisitions, auditions, etc.) à un officier de police judiciaire ou à un autre juge (on parle de «  commission rogatoire »). 

Classement sans suite : Classement sans suiteDécision prise par le procureur de la République de ne pas donner de suite à une affaire pénale

Récidive légale : Récidive légaleFait, pour une personne déjà condamnée, de commettre une nouvelle infraction identique ou assimilée, dans un certain délai, et pouvant entraîner une peine plus lourde que celle normalement prévue.

Débats (juridiction pénale) : Débats (juridiction pénale)Moment de l’audience où l’auteur présumé des faits, la victime, les témoins et les experts sont auditionnés par la juridiction pénale

Tentative : TentativeCirconstance dans laquelle une infraction n'a pas eu lieu pour des raisons indépendantes de la volonté de l'auteur des faits

Réclusion criminelle : Réclusion criminellePeine de prison prononcée en cas de crime.

Irresponsabilité pénale : Irresponsabilité pénalePersonne qui n'est pas pénalement responsable, car elle était atteinte au moment des faits d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes

Peine principale : Peine principalePeine prévue par la loi pour sanctionner pénalement l'auteur d'une infraction

Infirmité permanente : Infirmité permanenteDiminution durable des capacités physiques ou mentales

Ascendant : AscendantPersonne dont on est issu (parent, grand-parent, arrière-grand-parent...)

Co-auteur : Co-auteurPersonne qui a participé directement avec une ou plusieurs autres personnes à un crime ou un délit

Complice : ComplicePersonne qui aide l'auteur des faits à accomplir l'infraction

Service de communication en ligne : Service de communication en ligneService permettant la communication au public via internet, reposant sur le classement de contenus ou la mise en relation de personnes. Il peut s'agir d'un site marchand, d'un réseau social, etc.

Injonction de soins : Injonction de soinsMesure qui peut être prononcée contre l’auteur d’un crime ou d’un délit pour lequel un suivi socio-judiciaire est encouru (exemple : viol ou agression sexuelle). Le délinquant est suivi par un médecin ou par un psychologue qui lui prodigue les soins dont il a besoin pour éviter de commettre une nouvelle infraction

Abréviations

AP-HP :

Assistance Publique - Hôpitaux de Paris

SNCF :

Société nationale des chemins de fer français

RATP :

Régie autonome des transports parisiens

Pour en savoir plus

Services d’aide aux victimes Parcours victimes (violences physiques, sexuelles ou psychologiques)

Références

Code pénal : article 222-22 Code pénal : articles 222-23 à 222-26-2 Code pénal : articles 222-44 à 222-48-5 Code de procédure pénale : article 306 Décret n° 2025-1208 du 11 décembre 2025