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Violences conjugales

Vous êtes victime de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques au sein de votre couple  ? Il s'agit de violences conjugales. Ces violences sont punies par la loi. Des associations et organismes publics peuvent vous venir en aide. Vous pouvez également saisir la justice afin de bénéficier d'une protection et/ou obtenir la condamnation de la personne violente avec laquelle vous vivez en couple. Nous vous guidons dans les démarches à accomplir.

À noter

Qu'appelle-t-on violences conjugales ?

Les violences conjugales sont des violences commises au sein du couple ou par un ancien conjoint, partenaire de Pacs ou concubin.

Elles peuvent être physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques.

Violence physique

La violence physique se caractérise par l'emploi de gestes violents dans le but de vous blesser.

Plusieurs actes peuvent être considérés comme de la violence physique :

Violence sexuelle

La violence sexuelle peut prendre différentes formes telles que :

Violence psychologique

La violence psychologique est un comportement ou un ensemble d'actes qui visent à vous rabaisser ou à vous dénigrer.

Plusieurs actes peuvent être considérés comme de la violence psychologique :

Violence économique

La violence économique est un comportement qui vise à vous priver d'autonomie financière , et à vous placer sous le contrôle de la personne avec laquelle vous vivez en couple.

Voici quelques exemples de violence économique :

Comment réagir face à un acte de violences conjugales ?

1. Contacter les secours

Les moyens de contacter les secours dépendent de la situation dans laquelle vous vous trouvez.

Cas général

Si vous vous trouvez dans une situation d'urgence, vous pouvez contacter Police-Secours en composant le 17 .

Police secours - 17

Par téléphone

Composez le 17 en cas d'urgence concernant un accident de la route, un trouble à l'ordre public ou une infraction pénale. Une équipe de policiers ou de gendarmes se rendra sur les lieux.

Vous pouvez aussi composer le 112 .

Si la situation ne relève pas d'une urgence, composez le numéro de votre commissariat ou de votre brigade de gendarmerie.

Par SMS

Vous pouvez aussi envoyer un SMS gratuitement au 114 . Si vous ne pouvez pas parler (danger, handicap), vous communiquerez alors par écrit avec votre correspondant.

Vous pouvez également contacter le service d'urgence européen en composant le 112 , notamment si vous êtes dans un autre État de l'Union européenne .

À savoir

Les agents du 112 peuvent s'exprimer en français ou en anglais.

Si vous avez besoin de soins médicaux urgents , vous pouvez joindre :

Vous pouvez aussi vous rendre à l'hôpital, chez un médecin ou une sage-femme (si vous êtes une femme).

Hôpital

Médecin

Sage-femme libérale

À savoir

Les professionnels de santé sont soumis au secret médical.

Impossibilité de parler à voix haute

Si vous êtes dans l'impossibilité de parler à voix haute (par exemple, l'auteur des violences est dans la même pièce que vous), vous pouvez envoyer un SMS au 114 .

Vous communiquerez alors uniquement  par écrit  avec les agents du 114.

Ces agents gèreront votre alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche (police, SAMU, etc.).

Ce service est gratuit  et fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 .

Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin :

Vous pouvez aussi vous rendre à l'hôpital, chez un médecin ou une sage-femme (si vous êtes une femme).

Hôpital

Médecin

Sage-femme libérale

À savoir

Les professionnels de santé sont soumis au secret médical.

Personne sourde, malentendante ou aphasique

Si vous êtes une personne sourde, sourdaveugle, malentendante ou aphasique, contactez le 114.

Les agents du 114 gèrent votre alerte en lien direct avec le service d'urgence le plus proche.

Pour pouvoir faire intervenir rapidement les secours, le 114 a besoin :

114

Par l'application mobile urgence 114 ou le site internet www.urgence114.fr

Accessible gratuitement 24h/24, 7 jours/7

Mode de communication possible :

Par SMS au 114

Accessible gratuitement 24h/24, 7 jours/7

Moyen à utiliser en dernier recours.

Vous pouvez aussi vous rendre à l'hôpital, chez un médecin ou une sage-femme (si vous êtes une femme).

Hôpital

Médecin

Sage-femme libérale

À savoir

Les professionnels de santé sont soumis au secret médical.

2. Faire constater les blessures

Les blessures causées par la personne avec laquelle vous êtes marié, pacsé ou en concubinage doivent être constatées par un médecin .

Si vous en avez la possibilité, vous pouvez faire constater vos blessures par une unité médico-judiciaire (UMJ) .

L'UMJ est un service pluridisciplinaire composé de médecins, médecins légistes, infirmières, psychologues, psychiatres, aides-soignantes, agents médico- administratifs, juristes et de représentants d’associations d’aide aux victimes.

L'UMJ se trouve dans un hôpital .

Pour trouver l'unité proche du lieu dans lequel vous vous situez  :

Hôpital

3. Faire un signalement à la police ou à la gendarmerie

Si vous êtes victime ou témoin de violences conjugales, vous pouvez faire un signalement aux forces de l'ordre en utilisant le service en ligne suivant :

Signaler des violences conjugales, sexuelles ou sexistes aux forces de l’ordre

Depuis ce service, vous aurez la possibilité de dialoguer avec un agent de police ou un militaire de gendarmerie.

À savoir

À tout moment, l'historique de discussion peut être effacé de votre ordinateur, téléphone portable ou tablette.

À la suite de ce signalement, la police ou la gendarmerie peut procéder à des vérifications et auditionner de potentiels témoins des violences conjugales.

Attention

Le signalement n'est pas une plainte .

4. Contacter une association ou un organisme d'aide aux victimes

Des associations et organismes publics sont spécialisés dans la lutte contre les violences, notamment au sein du couple.

Vous pouvez trouver des informations sur les structures qui peuvent vous aider sur le site Arrêtons les violences.

Arrêtons les violences : violences au sein du couple

Sur internet

https://arretonslesviolences.gouv.fr/besoin-d-aide/violences-au-sein-du-couple

Vous pouvez aussi contacter directement l'un des organismes suivants :

Violences Femmes Info - 3919

Écoute, informe et oriente les femmes victimes de violences, et les témoins de ces violences.

Traite les violences physiques, verbales ou psychologiques, à la maison ou au travail, et de toute nature (dont les harcèlements sexuels, les coups et blessures et les viols).

Ne traite pas les situations d'urgence (ce n'est pas un service de police ou de gendarmerie).

Pour les autres types de violences, le 3919 assure une réponse de premier niveau et oriente ou transfère vers un numéro utile.

Par téléphone

39 19 (appel gratuit depuis un téléphone fixe ou mobile en métropole et dans les DOM )

Ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7

Appel anonyme

Appel ne figurant pas sur les factures de téléphone

116 006 - Numéro d'aide aux victimes

Ce service permet aux victimes d'infractions (hors atteintes aux biens sur internet) d'être écoutées et orientées vers une association d’aide aux victimes ou un service spécialisé. Il est accessible aux personnes sourdes et malentendantes.

En France métropolitaine

116 006

Appel gratuit

Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h.

Hors métropole (ou depuis l'étranger)

+ 33 (0)1 80 52 33 76

Appel gratuit

Service joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).

Par mail

Par mail : victimes@116006.fr

Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF)

Comment être protégé par la justice en tant que victime de violences conjugales ?

Si vous êtes victime de violences conjugales, vous pouvez faire une demande d'ordonnance de protection au juge aux affaires familiales .

Si cette ordonnance vous est accordée et si vous faites face à un danger grave et imminent , vous pouvez donner votre accord pour obtenir une ordonnance provisoire de protection immédiate.

Ces dispositifs ont été mis en place pour permettre une protection quasi-immédiate des victimes de violences conjugales.

Ils peuvent être mis en œuvre avant, après ou en même temps qu'un dépôt de plainte.

À savoir

Pour vous aider dans vos démarches, vous pouvez faire appel à des associations d'aide aux victimes.

Vous pouvez également contacter un avocat qui vous accompagnera tout au long de la (ou des) procédure que vous mènerez.

1. Demander une ordonnance de protection

L' ordonnance de protection est une décision qui permet de protéger en urgence les victimes de violences conjugales, même si elles n'ont pas (encore) déposé plainte.

Elle est rendue par le juge aux affaires familiales .

Cette ordonnance peut fixer des obligations et interdictions à l'égard de la personne violente (exemple : interdiction d'entrer en contact avec la victime, interdiction de se présenter au domicile ou au travail de la victime, etc.)

L'ordonnance de protection permet également de se prononcer sur :

Vous pouvez faire cette démarche même si vous n'avez jamais vécu en cohabitation avec l'auteur des violences.

Dépôt de la demande

Vous pouvez solliciter une ordonnance de protection en expliquant les motifs de votre demande par requête  :

Requête au juge aux affaires familiales : délivrance d'une ordonnance de protection Notice - Demande de délivrance d'une ordonnance de protection

Vous devez joindre à la demande toutes les preuves des violences subies : certificats médicaux, compte-rendu de l' UMJ , photo des blessures, témoignages, SMS, etc.

Votre demande doit être transmise au juge aux affaires familiales :

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

Dans le cadre d'une demande d'ordonnance de protection, l'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire, mais reste conseillée.

Avocat

À savoir

Si vous avez de faibles revenus, vous pouvez demander l'aide juridictionnelle pour régler les frais d'avocat.

Traitement de la requête

Dès qu'il reçoit la requête, le juge aux affaires familiales rend une ordonnance qui fixe la date de l'audience au cours de laquelle il examinera votre demande.

Le greffe du Jaf prévient immédiatement le procureur de la République et vous notifie cette ordonnance.

Si vous avez un avocat, c'est lui qui doit se charger de signifier cette ordonnance à la personne avec laquelle vous êtes marié, pacsé ou en concubinage. Il dispose d'un délai de 2 jours à compter de la date de fixation de l'audience.

Si vous n'avez pas d'avocat, le greffe du Jaf ou le procureur de la République se chargera de la signification.

L'audience doit avoir lieu dans un délai de 6 jours à compter de sa date de fixation. Par exemple, si le juge rend une ordonnance de fixation le 17 juin 2025, l'audience aura lieu avant le 24 juin 2025.

Lors de cette audience, le Jaf analyse votre situation et celle de la personne avec laquelle vous êtes marié, pacsé ou en concubinage.

Puis, il se prononce sur votre demande d'ordonnance de protection. Il peut accepter ou rejeter votre demande.

Acceptation de la demande

En cas de décision favorable, l'auteur présumé des violences a l'obligation de respecter les obligations et interdictions contenues dans l'ordonnance de protection. Les enfants du couple peuvent également bénéficier d'une protection

Ces mesures sont applicables pour une durée de 12 mois à compter du moment où l'ordonnance de protection lui a été notifiée .

Elles peuvent être prolongées si une demande en divorce, en séparation de corps ou relative à l'exercice de l'autorité parentale a été déposée devant le juge aux affaires familiales .

À noter

L'ordonnance de protection peut être applicable dans toute l'Union européenne si la victime de violences conjugales en fait la demande.

En cas de violation de l'ordonnance de protection, vous devez en informer la police qui prévient le procureur de la République.

Cette violation est punie de 3 ans d'emprisonnement et de amende de 45 000 € d'amende.

Rejet de la demande

En cas de rejet de votre requête , le juge peut fixer une autre audience pour statuer sur les autres demandes que vous avez formulées dans le cadre du conflit familial.

2. Obtenir une ordonnance provisoire de protection immédiate (en cas d'urgence)

Lorsque vous sollicitez une ordonnance de protection, vous pouvez également donner votre accord pour que le ministère public demande une ordonnance provisoire de protection immédiate au juge aux affaires familiales.

Le juge aux affaires familiales doit rendre sa décision dans un délai de 24 heures à compter du moment où il a été saisi.

L'ordonnance provisoire de protection immédiate est délivrée à condition que :

Dans le cadre de cette ordonnance, le juge aux affaires familiales peut prononcer plusieurs mesures contre l'auteur présumé des violences :

L'ordonnance provisoire de protection immédiate est valable à compter de sa notification à la personne avec laquelle vous êtes marié, pacsé ou en concubinage (ou à la personne avec laquelle vous étiez en couple ).

Elle s'applique jusqu'au prononcé de l'ordonnance de protection que vous avez précédemment demandée.

Comment obtenir la condamnation de l'auteur de violences conjugales ?

Pour que l'auteur présumé des violences conjugales soit poursuivi et condamné par juridictions pénales, vous devez déposer plainte .

Lors du dépôt de plainte, munissez vous de toutes les preuves permettant de justifier que vous êtes victime de violences conjugales (certificat médical, compte-rendu de l' UMJ , photos, main courante , etc.).

Pour vous aider dans vos démarches, vous pouvez faire appel à une association d'aide aux victimes et/ou à un avocat .

Si vous n'avez pas les ressources financières suffisantes, vous pouvez solliciter l'aide juridictionnelle .

À savoir

Le dépôt de plainte peut avoir lieu avant, après ou au même moment qu'une demande d'ordonnance de protection.

Cas général

Vous pouvez déposer plainte en vous déplaçant à la gendarmerie ou au commissariat de police.

Vous pouvez également porter plainte en vous adressant au procureur de la République par courrier postal.

Sur place

Vous pouvez vous adresser à un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.

Commissariat

Brigade de gendarmerie

La plainte est transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.

Si la police ou la gendarmerie refusent de recueillir votre plainte pour violences conjugales, vous pouvez alerter les autorités de contrôle compétentes.

Saisir en ligne l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)

Permet de saisir directement l'inspection générale de la police nationale si vous êtes victime ou témoin d'un comportement pouvant mettre en cause un agent des forces de police.

Saisir en ligne l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN)

Permet de porter à la connaissance de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale des faits que vous jugez contraire à la déontologie de la gendarmerie nationale.

Par courrier

Vous pouvez déposer plainte auprès du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction .

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

Vous pouvez utiliser le modèle de courrier suivant :

Porter plainte auprès du procureur de la République

Vous pouvez envoyer votre plainte en lettre recommandée avec accusé de réception (de préférence), par lettre simple ou par lettre suivie.

Vous pouvez aussi déposer votre plainte directement à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé vous est transmis dès que les services du procureur de la République ont enregistré votre plainte.

Île-de-France

Vous pouvez porter plainte sur place ou par un courrier.

Sur place

Vous pouvez vous aller dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie, et dans certains établissements de soins et lieux municipaux d'accueil.

Police ou gendarmerie

Vous pouvez vous adresser à un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.

Commissariat

Brigade de gendarmerie

La plainte sera transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.

Si la police ou la gendarmerie refusent de recueillir votre plainte pour violences conjugales, vous pouvez alerter les autorités de contrôle compétentes.

Saisir en ligne l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)

Permet de saisir directement l'inspection générale de la police nationale si vous êtes victime ou témoin d'un comportement pouvant mettre en cause un agent des forces de police.

Saisir en ligne l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN)

Permet de porter à la connaissance de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale des faits que vous jugez contraire à la déontologie de la gendarmerie nationale.

Établissements de soins et lieux municipaux d'accueil

Depuis le 4 octobre 2023 , vous pouvez porter plainte pour violences conjugales au sein des services d'urgence des hôpitaux publics, des maternités publiques et dans certains lieux municipaux d'accueil.

Les services concernés se trouvent à Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Les hôpitaux, les maternités et les lieux municipaux d'accueil en question sont intégrés dans des dispositifs dédiés aux victimes de violences conjugales.

Vous pouvez consulter la carte interactive de ces lieux d'accueil  :

Carte interactive des lieux alternatifs de dépôt de plainte pour violences conjugales

Par courrier

Vous pouvez déposer plainte auprès du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction .

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

Vous pouvez utiliser le modèle de courrier suivant :

Porter plainte auprès du procureur de la République

Vous pouvez envoyer votre plainte en lettre recommandée avec accusé de réception (de préférence), par lettre simple ou par lettre suivie.

Vous pouvez aussi déposer votre plainte directement à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé vous est transmis dès que les services du procureur de la République ont enregistré votre plainte.

Votre plainte entraîne une enquête de police qui peut mener à la mise en examen de l'auteur présumé des faits.

Dans le cadre d'une mise en examen, le juge des libertés et de la détention ou par le juge d'instruction peut le placer sous contrôle judiciaire .

Ainsi, l'auteur présumé des violences sera soumis à plusieurs obligations et interdictions (interdiction d'entrer en contact, de quelle que façon que ce soit, interdiction de résider au domicile conjugal, obligation de justifier qu'il paye les pensions alimentaires qu'il doit et qu'il contribue aux charges du mariage , etc.).

À l'issue de l'enquête (et de l'instruction ), l'auteur présumé des violences pourra être jugé et condamné par les juridictions pénales.

Quels autres dispositifs permettent d'éloigner l'auteur de violences conjugales ?

Si les obligations et interdictions fixées dans l'ordonnance de protection et au cours du contrôle judiciaire ne suffisent pas, les juges peuvent ajouter d'autres dispositifs permettant un éloignement effectif des membres du couple :

Bracelet anti-rapprochement

Le bracelet anti-rapprochement est un dispositif électronique qui sert à géolocaliser l'auteur et la victime ( présumés ou non) de violences conjugales.

Ce dispositif peut être mis en place lorsqu'il existe un véritable risque de rapprochement géographique entre les membres du couple, malgré une interdiction prononcée par le juge.

Par ce système, le juge délimite des zones de protection qui séparent les 2 parties  :

Le dispositif peut être mis en œuvre dans le cadre d'une ordonnance de protection ou d'une procédure pénale.

Ordonnance de protection

La décision de mise en place d'un bracelet anti-rapprochement peut être prise par le juge aux affaires familiales qui a déjà prononcé une ordonnance de protection .

Le juge prendra la décision en fonction de la situation. Les 2 parties doivent être d'accord.

Si l'auteur présumé des violences refuse, le juge pourra saisir le parquet pour que la mesure puisse être éventuellement prise dans le cadre d'une procédure pénale.

Procédure pénale

La décision de mise en place d'un bracelet anti-rapprochement peut être prise avant ou après le jugement de la personne poursuivie pour violences conjugales.

Avant le jugement, la mesure peut être prise par le juge d'instruction ou par le juge des libertés et de la détention , dans le cadre d'un contrôle judiciaire.

Après le jugement, la juridiction pénale peut mettre en place un bracelet anti-approchement dans le cadre d'un aménagement de peine . Cette mesure peut être prise seulement si la personne soupçonnée de violences conjugales a été reconnue coupable et condamnée pour ces faits.

Téléphone grave danger

Dans les cas les plus graves de violences conjugales , le procureur de la République peut décider de vous équiper d'un téléphone grave danger .

Il s'agit d'un téléphone géolocalisé qui vous permet, en cas de grave danger , d'alerter les forces de l'ordre par l'intermédiaire d'une plate-forme technique facilement joignable.

Le téléphone peut vous être remis uniquement si vous ne cohabitez plus avec votre conjoint, partenaire ou concubin violent et si :

Si vous y consentez , le procureur de la République peut vous munir de ce téléphone à tout moment de la procédure.

Le téléphone est donné pour une durée de 6 mois renouvelable .

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

À savoir

Le téléphone grave danger peut également vous être attribué si vous avez subi des violences de la part de votre ex-conjoint, ex-concubin ou ancien partenaire e pacs.

Comment les enfants du couple sont-ils protégés en cas de violences conjugales ?

Protection de l'enfant dans le cadre d'une ordonnance de protection

Dans le cadre d'une ordonnance de protection, vous pouvez également obtenir des mesures permettant de protéger vos enfants communs.

Le juge aux affaires familiales peut se prononcer sur l'autorité parentale.

Il peut également prévoir la résidence habituelle des enfants communs au domicile du parent victime, tout en fixant un droit de visite et d'hébergement pour le parent violent.

Si le juge prononce une interdiction d'entrer en contact avec les enfants communs, le droit de visite et d'hébergement aura lieu dans un centre médiatisé .

Retrait de l'autorité parentale en cas de crime ou de délit sur l'un des parents

Depuis le 18 mars 2024 , si votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs est poursuivi pour avoir commis un crime à votre encontre, il ne dispose plus de l'exercice de l' autorité parentale , ni de son droit de visite et d'hébergement.

Dès lors, il ne peut plus prendre de décision concernant la vie des enfants communs et il lui est interdit de les voir.

L'exercice de l'autorité parentale et le droit de visite et d'hébergement sont suspendus jusqu'à la décision du juge aux affaires familiale s, jusqu'à la décision de non-lieu rendue par le juge d'instruction ou jusqu'à la décision d'une juridiction pénale.

Si votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs est condamné pour ce crime, la juridiction pénale doit ordonner le retrait total de l'autorité parentale sur votre enfant commun.

Si elle ne le fait pas, elle doit au moins ordonner un retrait partiel ou le retrait de l'exercice de l'autorité parentale.

Si votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs est condamné pour avoir commis un délit (exemple : violences physiques ou psychologiques) à votre encontre, le tribunal correctionnel peut ordonner :

Une victime de violences conjugales peut-elle être relogée ?

Le fait de subir des violences conjugales peut justifier le départ du domicile familial.

Si vous devez quitter votre domicile de manière précipitée, vous pouvez obtenir un hébergement d'urgence.

Si vous avez obtenu une ordonnance de protection, vous pouvez solliciter un logement social.

À savoir

Si vous êtes victime de violences de la part de votre époux/épouse, vous pouvez rompre le bail qui vous unit et quitter le logement après un délai de préavis d'un mois.

Hébergement d'urgence

Pour obtenir un hébergement en urgence, vous pouvez contacter le Samu social.

Samu social - 115

Numéro d'urgence et d'accueil des personnes sans abri

Par téléphone

115 (gratuit depuis un fixe et un mobile en France métropolitaine et en outre-mer)

Ouvert du lundi au dimanche et fonctionnant 24h/24

Un appel sur ce numéro est géolocalisé, identifié et priorisé. Il n'apparait pas sur les factures.

Le Samu social vous orientera vers :

À savoir

Il s'agit d'une solution provisoire (exemple : quelques nuits), le temps de vous organiser pour vous reloger.

Logement social

Vous pouvez bénéficier de l'accompagnement d'associations spécialisées pour trouver un logement social.

Ces associations peuvent vous sous-louer des logements meublés ou non meublés qu'elles louent auprès des organismes de HLM.

En fonction de votre situation, vous pourrez avoir des facilités pour le paiement de la caution et des premiers mois de loyer.

Vous pouvez également demander le déblocage anticipé de votre épargne salariale.

Une victime de violences conjugales peut-elle bénéficier d'une aide financière d'urgence ?

Vous pouvez bénéficier de «» l'aide universelle d'urgence si vous répondez à certaines conditions.

En fonction de votre situation, cette aide peut être versée par la Caisse d'allocations familiales (Caf) ou la Mutualité sociale agricole (MSA).

Conditions pour bénéficier de l'aide universelle d'urgence

Vous pouvez demander l' «aide universelle d'urgence» dès lors que vous êtes victime de violences commises par la personne avec laquelle vous êtes en couple ou de la part de votre ancien conjoint, concubin ou partenaire de Pacs.

Pour solliciter cette aide, vous devez résider sur le territoire français et :

«L'aide universelle d'urgence» peut prendre la forme d'un prêt sans intérêt ou d'une aide non remboursable , selon vos revenus et le nombre d'enfants que vous avez à charge .

À noter

«L'aide universelle d'urgence» peut vous être versée même si vous n'avez pas d'enfant à charge.

Prêt sans intérêt

Vous pouvez obtenir un prêt sans intérêt si vos revenus mensuels dépassent les montants suivants :

Attention

Si vous bénéficiez de ce dispositif, vous serez obligé de rembourser les sommes qui vous ont été versées.

Aide non remboursable

Vous pouvez obtenir une aide non remboursable si vos revenus mensuels ne dépassent pas les montants suivants :

Demande de l'aide universelle d'urgence (prêt sans intérêt ou aide non remboursable)

Dépôt de la demande

Les démarches à accomplir pour faire une demande «d'aide universelle d'urgence» sont les mêmes que vous soyez éligible au prêt sans intérêt ou à l'aide non remboursable.

Votre demande peut être faite en ligne ou sur place.

À savoir

Si vous n'êtes allocataire d'aucune de ces 2 caisses , vous devez contacter la Caf ou la MSA compétente pour votre domicile.

En ligne

Pour faire votre demande, vous devez vous munir d'un document qui permet d'attester que vous êtes victime de violences conjugales. Il peut s'agir :

Vous devez également fournir tous les documents justifiant vos ressources (attestation de la Caf , dernier avis d'imposition, derniers bulletins de salaire, attestation France Travail, etc.).

Votre demande peur être faite auprès du ministère des solidarités, de la Caf ou de la MSA  :

Demande d'aide d'urgence pour les victimes de violence conjugale Demande d'aide d'urgence aux victimes de violences conjugales - Caf Demande d'aide d'urgence aux victimes de violences conjugales - MSA

Sur place

Au moment où vous déposez plainte ou lorsque vous faites un signalement au procureur de la République, les services de police ou le Parquet peuvent vous proposer de transmettre une demande d'aide universelle d'urgence à votre organisme débiteur des prestations familiales par le biais un formulaire simplifié.

Si vous acceptez, la demande est transmise à cet organisme.

Dès réception de la demande, l'organisme débiteur des prestations familiales doit la transmettre au président du conseil départemental avec votre accord.

Si la demande d'aide n'a pas été transmise en votre nom par les services de police ou du parquet, vous pouvez faire la démarche vous-même.

Traitement et issue de la demande

L'organisme chargé d'étudier la demande doit prendre une décision d'attribution de l'aide ou de rejet de la demande dans les 3 jours ouvrés à compter de la réception de la demande.

Ce délai est porté à 5 jours ouvrés si vous n'êtes pas allocataire de cet organisme.

Cette décision vous est transmise par tout moyen permettant d'établir une date certaine de réception (exemple : lettre recommandée avec accusé de réception).

Elle doit être argumentée.

Elle doit également comporter les voies de recours possibles, les délais dans lesquels ils peuvent être exercés et juridiction compétente pour les examiner.

Montant de l'aide universelle d'urgence (prêt sans intérêt ou aide non remboursable)

Quelle que soit la forme qu'elle prend (prêt sans intérêt ou aide non remboursable), le montant de base de «l'aide universelle d'urgence» est de 646,52 € .

Ce montant est majoré en fonction du nombre d'enfants à charge.

Il est minoré en fonction de la part de vos revenus supérieurs au Smic .

Le tableau suivant indique le montant de l'aide en fonction de ces 2 critères.

Montant de l'aide universelle d'urgence en fonction des revenus mensuels et des enfants à charge

Revenus

Parent seul

Parent + 1 enfant

Parent + 2 enfants

Parent + 3 enfants

Inférieurs à 721,56 €

607,75 €

911,63 €

1 093,96 €

1 337,06 €

Compris entre 721,56 € et 1 443,11 €

486,20 €

729,30 €

875,17 €

1 069,65 €

Compris entre 1 443,11 € et 2 164,67 €

364,65 €

546,98 €

656,38 €

802,24 €

Supérieurs à 2 164,67 €

243,10 €

364,65 €

437,58 €

534,82 €

Remboursement de l'aide d'urgence versée sous forme de prêt sans intérêt

Si l'aide universelle d'urgence vous a été versée sous forme de prêt, vous devez commencer à la rembourser à compter du 24 e mois qui suit son attribution.

Par exemple, si vous commencez à percevoir les sommes prêtées en juin 2025, le remboursement doit commencer 24 mois après l'attribution du prêt, c'est-à-dire en juin 2027.

Le remboursement doit se faire en maximum 24 mensualités de même montant.

Vous pouvez faire un remboursement anticipé ou un emboursement en une seule fois.

Le remboursement peut aussi se faire par prélèvement sur les autres prestations à recevoir de la Caf ou de la MSA (exemple : aide personnalisée au logement, prime d'activité, etc.).

Si votre situation financière ne vous permet de rembourser le prêt, vous pouvez demander une remise totale ou partielle de la dette auprès de l'organisme qui vous a attribué l'aide.

À savoir

Vous n'avez pas à rembourser le prêt si vous avez porté plainte contre l'auteur présumé des violences et que la procédure est en cours, ou s'il a été condamné par la justice à rembourser le prêt.

L'auteur des violences peut-il perdre les avantages tirés du contrat de mariage ?

Lorsque le mariage cesse, les biens du couple sont partagés en fonction des règles prévues par votre régime matrimonial (on parle de la liquidation du régime matrimonial).

Le mariage prend fin en cas de :

Depuis le le 31 mai 2024, dans certains cas, la condamnation de l'époux violent entraîne automatiquement la perte des droits liés au régime matrimonial. On dit alors qu'il est «déchu» des droits issus de la convention de mariage.

Dans d'autres hypothèses, cette déchéance de droits peut être prononcée par le tribunal judiciaire. Cette décision de justice se distingue du jugement de condamnation.

À savoir

Ces règles sont valables pour tous les contrats de mariage, y compris ceux conclus avant le 31 mai 2024.

Déchéance automatique

L'époux condamné (comme auteur ou complice ) pour avoir volontairement donné ou tenté de donner la mort à son époux, ou pour avoir volontairement commis des violences ayant entraîné la mort de son époux sans intention de la donner, perd automatiquement les avantages que lui donnent le contrat de mariage .

Déchéance prononcée par le tribunal

L'époux peut perdre les avantages liés à son régime matrimonial s'il a été condamné pour les faits suivants :

Cette déchéance de droits peut être prononcée par le tribunal judiciaire si vous ou l'un de vos héritiers en faites la demande. Le ministère public peut également saisir le tribunal judiciaire.

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

La demande doit être faite dans un délai de 6 mois à compter  :

Direction de l'information légale et administrative

01/01/2026

Questions / réponses

Qu'est-ce qu'une main courante ? Que se passe-t-il après un dépôt de plainte ? Peut-on cacher son visage dans un lieu public ?

Où s'adresser

Arrêtons les violences : violences au sein du couple

Sur internet

https://arretonslesviolences.gouv.fr/besoin-d-aide/violences-au-sein-du-couple

Préparer votre démarche à l'aide de formulaires

Signaler des violences conjugales, sexuelles ou sexistes aux forces de l’ordre Requête au juge aux affaires familiales : délivrance d'une ordonnance de protection Notice - Demande de délivrance d'une ordonnance de protection

A voir aussi :

Violence - Atteinte à l'intégrité

Définitons

Couple : CouplePersonnes mariées, partenaires d'un pacte civil de solidarité (Pacs) ou en concubinage.

Union européenne (UE) : Union européenne (UE)Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède

Plainte : PlainteActe par lequel une personne qui estime avoir subi un préjudice du fait d'une infraction porte celle-ci à la connaissance du Procureur de la République directement ou par l'intermédiaire d'un service de police ou de gendarmerie

Départements et régions d'outre-mer (Drom) : Départements et régions d'outre-mer (Drom)Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion

Infraction : InfractionActe interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes

Juge aux affaires familiales : Juge aux affaires familialesMagistrat chargé du règlement des litiges dans les procédures relatives au couple (divorce, violences, etc.) ou à propos de l'exercice de l'autorité parentale

Présomption : PrésomptionOpinion fondée sur des indices, des apparences, un début de preuve. La présomption dure jusqu'au moment où l'auteur des faits est condamné ou relaxé/acquitté.

Requête : RequêteÉcrit formalisé permettant de saisir un tribunal

Aide juridictionnelle : Aide juridictionnelleAide financière qui permet aux personnes sans ressources ou ayant des revenus modestes d’obtenir la prise en charge de tout ou partie des frais d’un procès

Ordonnance : OrdonnanceNom donné à certaines décisions de justice prises par un magistrat unique (président de juridiction, juge d'instruction, etc.). Par exemple, une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel prise par un juge d'instruction.

Signification : SignificationActe par lequel une partie informe son adversaire d'un acte ou d'une décision de justice par l'intermédiaire d'un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire)

Procureur de la République : Procureur de la RépubliqueMagistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Notification : NotificationFormalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Parquet (ou ministère public) : Parquet (ou ministère public)Corps de magistrats représentant les intérêts de la société devant les juridictions

Instruction : InstructionPhase de la procédure pénale durant laquelle le juge d'instruction enquête sur les faits. Il rassemble les éléments relatifs à l'existence d'une infraction, à ses éventuels auteurs et aux circonstances dans lesquelles elle a été commise.

Parties (au procès) : Parties (au procès)Personne qui est engagée dans un procès civil soit en tant que demandeur, soit en tant que défendeur

Ordonnance de protection : Ordonnance de protectionDécision urgente du juge aux affaires familiales instaurant des mesures destinées à protéger une victime de violence conjugale de son agresseur

Aménagement de peine : Aménagement de peineMode d'exécution d'une peine de prison ferme qui permet à la personne condamnée d’effectuer tout ou partie de sa peine en dehors d’une prison (détention à domicile sous surveillance électronique, semi-liberté, placement à l'extérieur, libération conditionnelle, etc.)

Centre médiatisé : Centre médiatiséEspace de rencontre permettant d'assurer un lien entre un parent et son enfant mais dans lequel l'enfant est protégé par l'intervention de personnes spécialement formés (exemple : travailleurs sociaux ou psychologues)

Crime : CrimeInfraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)

Autorité parentale : Autorité parentaleEnsemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Elle appartient aux parents ou à une tierce personne sur décision du juge, jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant. Elle sert à protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.

Non-lieu : Non-lieuDécision d'un juge d'instruction ou de la chambre de l'instruction mettant fin à des poursuites pénales

Juge d'instruction : Juge d'instructionUn juge d'instruction est un magistrat désigné dans le cas d'affaires pénales complexes. Il est chargé de l'instruction des affaires et peut déléguer la réalisation de certains actes (perquisitions, auditions, etc.) à un officier de police judiciaire ou à un autre juge (on parle de «  commission rogatoire »). 

Retrait total de l'autorité parentale : Retrait total de l'autorité parentaleDécision qui fait que le parent ne peut plus prendre de décisions concernant son enfant et qu'il n'est pas informé des grandes étapes de la vie de l'enfant

Retrait partiel de l'autorité parentale : Retrait partiel de l'autorité parentaleRetrait par le juge de certains attributs de l'autorité parentale tout en en maintenant d'autres (exemple : droit de garde). Le parent ne peut plus prendre de décisions concernant la vie de son enfant.

Retrait de l'exercice de l'autorité parentale : Retrait de l'exercice de l'autorité parentalePerte du droit de prendre les décisions concernant la vie de l’enfant, sauf décision contraire du juge.

Délit : DélitActe interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans

Ressortissant européen : Ressortissant européenPersonne ayant la nationalité d'un État membre de l'Union européenne

Espace économique européen (EEE) : Espace économique européen (EEE)Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède

Enfant à charge au foyer : Enfant à charge au foyerEnfant qui vit au foyer et qui a moins de 15 ans au 30 avril de l'année en cours ou enfant handicapé qui vit au foyer quel que soit son âgeCode du travail : articles L3141-3 à L3141-9

Caf : CafCaisse d'allocations familiales

Signalement aux autorités : Signalement aux autoritésInformer les autorités compétentes (police, gendarmerie, procureur de la République, etc.) de faits qui pourraient constituer une infraction. Attention : le signalement n'est pas une plainte.

Jour ouvré : Jour ouvréJour effectivement travaillé dans une entreprise ou une administration. On en compte 5 par semaine.

Décision de justice : Décision de justiceDocument écrit contenant le résumé de l'affaire, la solution adoptée par la juridiction et les raisons pour lesquelles elle a pris cette décision (exemple : un jugement, un arrêt)

Complice : ComplicePersonne qui aide l'auteur des faits à accomplir l'infraction

Abréviations

Pacs :

Pacte civil de solidarité

UMJ :

Union médico-judiciaire

Jaf :

Juge aux affaires familiales

MSA :

Mutualité sociale agricole

Caf :

Caisse d'allocations familiales

Smic :

Salaire minimum interprofessionnel de croissance

Pour en savoir plus

Services d’aide aux victimes Guide pratique de l'ordonnance de protection Ordonnance de protection et ordonnance provisoire de protection immédiate Parcours victimes (violences physiques, sexuelles ou psychologiques) Outil d'aide au repérage des violences conjugales

Références

Code civil : articles 515-9 à 515-13 Code civil : article 515-13-1 Décret n° 2025-47 du 15 janvier 2025 relatif à l'ordonnance de protection et à l'ordonnance provisoire de protection immédiate Code pénal : articles 222-7 à 222-16-3 Code pénal : articles 222-22 à 222-22-2 Code pénal : articles 222-23 à 222-26-2 Code pénal : articles 222-27 à 222-31 Loi n°2024-233 du 18 mars 2024 visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes et covictimes de violences intrafamiliales Loi n° 2024-494 du 31 mai 2024 visant à assurer une justice patrimoniale au sein de la famille Circulaire n°2014/0130/C16 relative à la lutte contre les violences au sein du couple Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique