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Discrimination au travail

Un employeur refuse d’embaucher un candidat en raison de ses origines ? Il s'agit d'une discrimination. Dans le cadre du travail, les décisions doivent être fondées sur des critères professionnels et non sur des motifs discriminatoires (le sexe, l'âge, les opinions syndicales ou politiques, etc.). Tout travailleur et tout candidat à un emploi, à un stage ou à une formation est protégé contre les discriminations au travail. Nous vous présentons les informations à connaître.

Des règles de non-discrimination sont prévues pour les salariés ou candidats du secteur privé. Au sein de la fonction publique, il existe également un principe de non-discrimination.

Secteur privé

Qu’est-ce que la discrimination au travail ?

La discrimination au travail vise à traiter défavorablement une personne en se fondant sur un critère interdit par la loi (par exemple l'origine, l'âge).

À noter

Toute personne travaillant dans l'entreprise (salarié, supérieur hiérarchique, stagiaire, apprenti) est protégée contre les faits de discrimination.

Critères de discrimination interdits

Il existe 25 critères de discrimination prohibés par la loi :

Circonstances

La discrimination au travail peut être commise à différents moments de la carrière d’une personne :

Types de discrimination au travail

Au sein d’une entreprise, la discrimination peut prendre 2 formes :

Dans quels cas une différence de traitement au travail est tolérée ?

Dans certains cas, un motif précis peut justifier le refus d'une embauche ou toute différence de traitement professionnel.

Ainsi, les activités suivantes peuvent être réservées à une femme ou à un homme :

Pour des raisons de sécurité et de protection de la santé , l'accès à certains emplois peut être refusé à des travailleurs trop jeunes et/ou trop âgés. L'emploi de jeunes en dessous d'un certain âge peut être interdit par la loi (par exemple, en cas de travail de nuit ).

Il est également possible de fixer un âge maximum pour le recrutement . Cette discrimination doit être justifiée : elle doit s'appuyer sur la formation professionnelle requise pour le poste ou sur la nécessité d'une période d'emploi raisonnable avant la retraite.

Les différences de traitement fondées sur l'état de santé ou le handicap d'une personne sont justifiées si elles ont été constatées par un médecin et si elles sont nécessaires et appropriées.

D'autres différences de traitement peuvent être prévues par la loi. Par exemple :

À noter

L’employeur a le droit de demander des éléments personnels lors d’un recrutement ou au cours de la carrière professionnelle de l’un de ses salariés.

En savoir plus sur les éléments pouvant être demandés aux salariés et aux candidats

L’employeur peut demander des documents et informations à ses salariés et au candidat qui souhaite intégrer son entreprise.

Candidat à l'embauche

Les informations demandées à un candidat lors d'un recrutement doivent uniquement permettre d'évaluer ses compétences.

Ainsi, lors de la candidature, l'employeur peut demander plusieurs documents, notamment un curriculum vitae, une lettre de motivation, une copie des diplômes obtenus etc. Il peut également vérifier le passé judiciaire du candidat en sollicitant un extrait de son casier judiciaire .

L'employeur est obligé de respecter certaines règles en matière de sélection des candidats . Il ne doit pas poser de questions injustifiées sur la vie privée, notamment si les informations demandées peuvent constituer un motif de discrimination : questions sur les pratiques religieuses, la situation matrimoniale, etc.

À noter

Une candidate à un emploi n'est pas obligée de révéler son état de grossesse .

Salarié déjà embauché

L'employeur doit respecter la vie privée de ses salariés. Il peut uniquement recueillir les informations dont il a réellement besoin pour la gestion du personnel et l'organisation du travail. Il peut notamment s'agir :

L'employeur n'a pas le droit de solliciter d'autres types d'informations (par exemple, il ne peut pas demander de renseignement sur la religion pratiquée, sur les opinions politiques ou syndicales).

À noter

Une salariée doit révéler sa grossesse à son employeur uniquement avant de partir en congé maternité.

Comment prouver une discrimination au travail ?

La victime d'une discrimination au travail doit réunir des preuves pour dénoncer les faits à son employeur et agir devant le conseil des prud'hommes (par exemple, si elle souhaite réintégrer l'entreprise) et/ou devant les juridictions pénales (par exemple, si elle veut que son employeur soit condamné).

Devant le conseil des prud'hommes

Le travailleur qui souhaite agir devant le conseil des prud'hommes , doit réunir des éléments suggérant l'existence d'une discrimination. Il peut notamment s'agir des éléments suivants :

Attention

Il est préférable que tous ces éléments soient datés.

En revanche, c'est à l'employeur de prouver que la décision prise était justifié e par des éléments objectifs et étrangers à toute discrimination.

Devant les juridictions pénales

Le travailleur qui souhaite agir devant les juridictions pénales doit réunir des éléments prouvant l'existence d'une discrimination. Il peut notamment s'agir des éléments suivants :

Attention

Il est préférable que tous ces éléments soient datés.

L'employeur est présumé innocent . Il n'a donc pas à rapporter la preuve que sa décision était fondée sur des critères étrangers à toute discrimination.

Comment signaler un cas de discrimination au travail aux forces de l'ordre ?

La victime ou le témoin d'une discrimination au travail peut alerter la police ou la gendarmerie par messagerie instantanée. Ce «chat» permet de dialoguer avec un policier ou un gendarme formé pour ce type d'infraction .

À tout moment, l'historique de discussion pourra être effacé.

Signaler un cas de discrimination aux forces de l’ordre

Le professionnel auquel le signalement est fait pourra accompagner la victime qui souhaite déposer plainte et l'orienter vers des spécialistes (associations d'aide aux victimes, psychologues, etc.).

Comment dénoncer un cas de discrimination au sein de l’entreprise ?

Toute personne victime ou témoin d'un acte de discrimination peut dénoncer ces faits.

Les victimes et les témoins d'une discrimination ne peuvent pas être sanctionnés ou licenciés pour avoir dénoncé ou relaté ces faits. Il y a une seule exception : en cas d'allégations mensongères. Le témoin est protégé même si, finalement, la plainte de la victime était infondée.

Une situation de discrimination peut être signalée de différentes manières :

À savoir

Les lanceurs d'alerte d'une discrimination disposent d'une protection particulière.

Comment saisir le Défenseur des droits en cas de discrimination au travail ?

La victime d'une discrimination au travail peut saisir gratuitement le Défenseur des droits.

Il est possible de contacter les juristes compétents par téléphone ou en ligne. Ces échanges sont confidentiels .

Par téléphone

Le Défenseur des droits est joignable au 3928.

Défenseur des droits (antidiscrimination)

En ligne

Il est possible de contacter les juristes du Défenseur des droits par messagerie instantanée (tchat).

Saisir le Défenseur des droits d’un cas de discrimination par messagerie instantanée

Un accès est prévu pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Signaler une discrimination au Défenseur des droits (dispositif spécifique pour les personnes sourdes ou malentendantes)

Le fait de saisir le Défenseur des droit peut aboutir à 3 solutions :

À savoir

La victime qui saisit le Défenseur des droits peut également déposer plainte dans un délai de 6 ans à compter des faits. Ainsi, le Défenseur des droits pourra intervenir devant les juridictions pénales pour présenter son analyse du dossier.

Comment obtenir la réparation du dommage causé par une discrimination au travail ?

La victime d'une discrimination au travail peut obtenir la réparation de son préjudice devant le conseil des prud'hommes. Elle peut notamment demander l’annulation de la décision fondée sur un motif discriminatoire ou une indemnisation.

Par ailleurs, si plusieurs travailleurs ont été discriminés pour le même motif par la même personne, les organisations syndicales et certaines associations peuvent faire une action de groupe devant le tribunal judiciaire .

Action de la victime

Un salarié peut saisir le conseil des prud'hommes pour régler tout conflit sur un cas de discrimination. Par exemple, un salarié licencié pour un motif discriminatoire pourra demander sa réintégration dans l'entreprise.

Un candidat à un emploi peut également saisir la juridiction prud'hommale pour contester son refus d'embauche.

Le délai pour saisir cette juridiction est de 5 ans à compter de la révélation de la discrimination .

Si la discrimination est retenue, le conseil des prud'hommes peut :

Si le salarié ne souhaite pas réintégrer l'entreprise ou poursuivre son contrat, l'employeur pourra être condamné à lui verser une indemnité dont le montant sera supérieur à 6 mois de salaire.

Conseil de prud'hommes

Devant le conseil des prud'hommes, l'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire, mais reste conseillée. Si elle le souhaite, la victime peut donc faire appel à un avocat.

Avocat

Action de groupe

Une action de groupe peut être menée lorsque plusieurs candidats à un emploi ou à un stage ou plusieurs salariés ont fait l'objet d'une discrimination fondée sur un même motif interdit par la loi (par exemple, l'employeur ne veut pas recruter différentes personnes en raison de leur couleur de peau).

Seule une organisation syndicale représentative ou une association agréée (et régulièrement déclarée depuis au moins 5 ans) intervenant dans la lutte contre les discriminations ou œuvrant dans le domaine du handicap peut intenter l'action de groupe.

Le tribunal judiciaire est saisi au nom et pour le compte des victimes de discrimination.

Avant de saisir le tribunal judiciaire , l'organisation syndicale ou l'association agréée doit demander à l'employeur de faire cesser la discrimination. Si l'employeur ne répond pas dans un délai de 6 mois ou s'il refuse de mettre fin à la discrimination, l'organisation syndicale ou l'association agréée pourra faire une action de groupe.

L'action de groupe permet :

Peut-on engager la responsabilité pénale de l’auteur d’une discrimination au travail ?

La victime d'une discrimination peut engager la responsabilité de l’auteur présumé des faits en déposant plainte contre lui.

Si l'auteur présumé est reconnu coupable, il peut être condamné à une peine de prison et/ou d'amende.

À noter

La justice pénale ne sanctionne pas les discriminations fondées sur le droit de grève.

Comment déposer plainte contre l’auteur de la discrimination ?

La victime d'une discrimination peut déposer plainte auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie de son choix.

Le délai pour porter plainte est de 6 ans à compter du dernier jour où l'infraction a été commise.

Commissariat

Brigade de gendarmerie

À savoir

Lors de la plainte, la victime peut se constituer partie civile . Ce statut lui permettra de suivre l’avancement de l’affaire et de demander une indemnisation.

Si elle le souhaite, elle peut demander l'assistance d'un avocat. L'avocat pourra être présent dès le dépôt de plainte jusqu'au procès devant le tribunal correctionnel .

Avocat

À savoir

Si les revenus de la victime ne sont pas suffisants pour régler l’avocat, elle peut faire une demande d’aide juridictionnelle .

Comment se passe la condamnation de l’auteur de la discrimination ?

À l'issue de l'enquête, l'auteur des faits peut être jugé et condamné par le tribunal correctionnel . Les personnes physiques et les personnes morales encourent des peines différentes.

L'auteur des faits est une personne physique

S'il estime qu'une discrimination existe, le tribunal correctionnel peut sanctionner l'auteur des faits.

Toute discrimination est punie lorsqu'elle consiste à :

Si l'auteur des faits est une personne physique , il encourt une peine de :

En dehors de ces cas, les juridictions pénales sanctionnent toute mesure (refus de promotion professionnelle, reclassement, mutation etc.) prise en raison du sexe ou de l'opinion syndicale du travailleur.

Ainsi, la personne qui prend une mesure qui contrevient à l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes encourt une peine d'un an de prison et de 3 750 € d'amende.

Par ailleurs, la personne qui prend une mesure fondée sur les opinions syndicales d'un travailleur encourt une peine de 3 750 € d'amende.

À noter

Si la victime s’est constituée partie civile, la juridiction pénale peut également condamner l’auteur des faits à l’indemniser.

L'auteur des faits est une personne morale

S'il estime qu'une discrimination existe, le tribunal correctionnel peut sanctionner l'auteur des faits.

Toute discrimination est punie lorsqu'elle consiste à :

Si l'auteur des faits est une personne morale , il encourt une amende égale à 225 000 € .

Il encourt également des peines complémentaires , notamment la publication de la décision de justice dans la presse écrite.

Secteur public

Qu’est-ce que la discrimination au travail ?

La discrimination au travail vise à traiter défavorablement une personne en se fondant sur un critère interdit par la loi (par exemple l'origine, l'âge).

Principe de non-discrimination dans la fonction publique

Un agent public ne doit faire l'objet d'aucune discrimination, notamment de la part de sa hiérarchie.

Toute distinction ou différence de traitement est interdite si elle est fondée sur l'un des critères suivants :

Le principe de non-discrimination s'applique dès la phase de recrutement du candidat à un poste d'agent public. Il est valable durant toute la carrière professionnelle de l'agent, qu'il soit fonctionnaire ou contractuel .

À noter

Les agents publics ne peuvent pas être discriminées en raison de leurs opinions politiques ou de leurs croyances religieuses. Néanmoins, en raison du principe de neutralité qui s'applique à tout agent de la fonction publique, les décisions de l'agent doivent uniquement être prises selon l'intérêt du service public et non en fonction de ses convictions politiques ou religieuses.

Types de discrimination au travail

2 formes de discrimination sont interdites au sein de la fonction publique :

Dans quels cas une différence de traitement au travail est tolérée ?

Dans certaines circonstances, l’administration employeuse a le droit de fonder sa décision sur un motif discriminatoire ou de faire une différence de traitement professionnelle.

Un cas de discrimination peut-il être fondé sur la citoyenneté ?

Le recrutement dans le secteur public est limité :

Les discriminations fondées sur l'âge, le sexe ou l'état de santé sont-elles admises ?

Dans certains cas précis, des distinctions fondées sur le sexe, l'âge ou l'état de santé peuvent être faites par l'administration.

Exceptionnellement, des recrutements distincts pour les femmes ou les hommes peuvent être prévus lorsque l'appartenance à l'un ou à l'autre sexe constitue une condition déterminante de l'exercice des fonctions.

Par exemple, lors de la constitution d'un jury de concours ou d'examen ou lors de la désignation des représentants du personnels aux instances représentatives (par exemple CAP ), l'administration doit respecter la parité .

Par ailleurs, des conditions d'âge peuvent être fixées pour le recrutement d'un agent relevant de la catégorie active (par exemple : en cas de recrutement dans la police).

Des conditions d'âge peuvent aussi être fixées pour la carrière d'un fonctionnaire, au nom de certaines exigences professionnelles, justifiées par l'expérience ou l'ancienneté. Il en est ainsi des conditions d'âge fixées pour l'accès à certains corps ou cadres d'emplois par promotion interne.

Des distinctions peuvent être faites entre les agents publics afin de tenir compte d'éventuelles inaptitudes physiques à exercer certaines fonctions. Par exemple, un agent contractuel peut être licencié s'il est déclaré inapte par le médecin du travail et que son reclassement semble impossible.

Comment prouver un cas de discrimination au travail ?

L'agent qui s'estime victime d'une discrimination doit réunir des éléments qui suggèrent l'existence d'une discrimination. Il peut notamment s'agir des éléments suivants :

Mais c'est à sa hiérarchie de prouver que la décision prise était justifié e par des éléments objectifs et étrangers à toute discrimination.

Comment signaler un cas de discrimination au travail aux forces de l'ordre ?

La victime ou le témoin d'une discrimination au travail peut alerter la police ou la gendarmerie par messagerie instantanée. Un «chat» permet de dialoguer avec un policier ou un gendarme formé pour ce type d'infraction .

À tout moment, l'historique de discussion pourra être effacé.

Signaler un cas de discrimination aux forces de l’ordre

Le professionnel auquel le signalement est fait pourra accompagner la victime qui souhaite déposer plainte et l'orienter vers des spécialistes (associations d'aide aux victimes, psychologues, etc.).

Comment dénoncer un cas de discrimination au sein de l'administration employeuse ?

Toute personne, victime ou témoin d'un cas de discrimination, peut dénoncer ces faits tout en restant protégé . En effet, l’agent qui témoigne ou relate de faits de discrimination ne peut pas être sanctionné, sauf en cas d'allégations mensongères.

Pour dénoncer une discrimination au travail, l'agent peut utiliser le dispositif de signalement des actes de violence, de discrimination, de harcèlement moral ou sexuel et des agissements sexistes dans la fonction publique.

Ce dispositif de signalement comporte 3 types de procédures mis en place par l’employeur :

L'administration employeuse fixe les moyens par lesquels il est possible d'adresser ce signalement à l'autorité compétente. Elle prévoit également les informations et documents qui doivent être fournis à l'appui du signalement.

Tout agent public est informé par l'autorité hiérarchique dont il dépend, de l'existence du dispositif de signalement, de son mode d'utilisation et des procédures qu'il prévoit.

Le dispositif garantit la stricte confidentialité des informations transmises par la victime ou le témoin lors du traitement du signalement.

Comment saisir le Défenseur des droits en cas de discrimination au travail ?

La victime d'une discrimination au travail peut saisir gratuitement le Défenseur des droits.

Il est possible de contacter les juristes compétents par téléphone ou en ligne.

Par téléphone

Le Défenseur des droits est joignable au 3928.

Défenseur des droits (antidiscrimination)

En ligne

Il est possible de contacter les juristes du Défenseur des droits par messagerie instantanée (tchat).

Saisir le Défenseur des droits d’un cas de discrimination par messagerie instantanée

Un accès est prévu pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Signaler une discrimination au Défenseur des droits (dispositif spécifique pour les personnes sourdes ou malentendantes)

Le fait de saisir le Défenseur des droit peut aboutir à 3 solutions :

À savoir

La victime qui saisit le Défenseur des droits peut également déposer plainte dans un délai de 6 ans à compter des faits. Ainsi, le Défenseur des droits pourra intervenir devant les juridictions pénales pour présenter son analyse du dossier.

Comment obtenir la réparation du dommage causé par une discrimination au travail ?

La victime d'une discrimination au travail peut dénoncer ces faits devant le  tribunal administratif .

Par ailleurs, si plusieurs travailleurs ont été discriminées pour le même motif, par la même personne, certaines organisations syndicales représentatives et certaines associations peuvent faire une  action de groupe  devant le tribunal administratif.

Action de l'agent public

L'agent victime d'une discrimination peut saisir le tribunal administratif du lieu où siège l'administration qui a pris la mesure discriminatoire.

La saisine du tribunal administratif se fait par requête remise au greffe, en main propre ou par courrier postal.

Tribunal administratif

Le juge administratif peut condamner l'administration employeuse à indemniser le préjudice subi par la victime.

Devant le tribunal administratif, l'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire mais reste conseillée.

Si elle le souhaite, la victime peut donc faire appel à un avocat.

Avocat

Action de groupe

Une action de groupe peut être menée lorsque plusieurs candidats à un emploi ou à un stage ou plusieurs agents ont fait l'objet d'une discrimination fondée sur un même motif interdit par la loi (par exemple, l'employeur ne veut pas recruter différentes personnes en raison de leur couleur de peau).

Seule une association régulièrement déclarée depuis au moins 5 ans intervenant dans la lutte contre les discriminations ou œuvrant dans le domaine du handicap peut faire une action de groupe devant le tribunal administratif .

Cette action peut être engagée après un délai de 6 mois à compter du jour où il a été ordonné à l'administration de faire cesser la discrimination.

L'action de groupe a pour but :

À noter

En cas de discrimination subie par les salariés d’un employeur public , une action de groupe être déposée par un syndicat de fonctionnaires ou de magistrats.

Peut-on engager la responsabilité pénale de l’auteur de la discrimination au travail ?

La victime d'une discrimination peut déposer plainte contre l'auteur des faits.

Si l'auteur présumé est reconnu coupable, il peut être condamné à une peine de prison et/ou d'amende.

Déposer plainte

La victime d'une discrimination peut déposer plainte auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie de son choix.

Commissariat

Brigade de gendarmerie

À savoir

Lors de la plainte, la victime peut se constituer partie civile . Ce statut lui permettra de suivre l’avancement de l’affaire et de demander une indemnisation.

Si elle le souhaite, elle peut demander l'assistance d'un avocat. Ce professionnel assiste la victime dès le dépôt de plainte jusqu'au procès de l'auteur des faits par le tribunal correctionnel .

Avocat

À savoir

Si la plainte est classée sans suite ou si la personne n'a pas de nouvelle des services de police, de gendarmerie ou du procureur de la République depuis plus de 3 mois suivant sa plainte, elle peut déposer une plainte avec constitution de partie civile .

Obtenir la condamnation de l'auteur des faits

Si l'auteur de la discrimination est reconnu coupable, il peut être condamné à une peine allant jusqu’à 3 ans de prison et de 45 000 € d'amende.

Si la victime s’est constituée partie civile, la juridiction pénale peut également condamner l’auteur des faits à l’indemniser.

Direction de l'information légale et administrative

20/10/2025

Questions / réponses

Un ressortissant européen salarié en France a-t-il les mêmes droits qu'un salarié français ? Un Européen agent public en France a-t-il les mêmes droits qu'un agent public français ?

Où s'adresser

Défenseur des droits

Par courrier (depuis la France, gratuit et sans affranchissement)

Défenseur des droits

Libre réponse 71120

75342 Paris cedex 07

Attention : joindre à votre courrier les photocopies des pièces relatives à votre saisine.

Par messagerie électronique

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A voir aussi :

Discrimination Harcèlement sexuel ou sexiste Harcèlement moral Discrimination à la location d’un logement

Définitons

Reclassement : ReclassementAction de l'employeur visant à transférer le salarié à un autre emploi que celui qu'il occupe ou dans un lieu de travail différent

Testing : TestingAction qui consiste à soumettre deux profils comparables pour une même demande en ne modifiant que la caractéristique (origine, handicap, sexe, orientation sexuelle, etc.) qui peut entraîner une discrimination. Par exemple, pour tester un employeur, 2 personnes envoient 2 candidatures similaires à une offre d’emploi, ne différant que par le prénom et le nom (qui évoquent une origine différente).

Présomption d'innocence : Présomption d'innocencePrincipe selon lequel une personne suspectée d'avoir commis une infraction ne peut pas être considérée comme coupable avant d'avoir été jugée

Infraction : InfractionActe interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes

Procureur de la République : Procureur de la RépubliqueMagistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Préjudice : PréjudiceAtteinte subie par une personne envers ses biens (exemple : somme d'argent), son corps, son état psychologique ou son honneur

Personne physique : Personne physiqueIndividu qui possède une personnalité juridique, ce qui lui permet de conclure des actes juridiques

Personne morale : Personne moraleGroupement de personnes physiques réunies pour accomplir quelque chose en commun (entreprises, sociétés civiles, associations, État, collectivités territoriales, etc.). Ce groupe peut aussi réunir des personnes physiques et des personnes morales. Il peut aussi n'être constitué que d'un seul membre (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée - EURL - par exemple).

Parité : ParitéChaque sexe est représenté à égalité

Classement sans suite : Classement sans suiteDécision prise par le procureur de la République de ne pas donner de suite à une affaire pénale

Abréviations

CAP :

Commission administrative paritaire

Pour en savoir plus

Protection contre les discriminations Diversité et prévention des discriminations dans la fonction publique Test de discrimination : méthodologie du testing

Références

Code du travail : article L1132-1 Code du travail : articles L1133-1 et L1133-6 Code du travail : article R1142-1 Code pénal : articles 225-1 à 225-4 Code du travail : articles 1134-6 à 1143-10 Loi n° 2025-595 du 30 juin 2025 : article 16 Code général de la fonction publique : articles L131-12 à L131-13